La protection de l'économie nationale est l'une des priorités des pouvoirs publics. Cette protection longtemps perçue comme une démarche contraire à la liberté d'entreprendre et de commercer, dans un contexte de mondialisation ouvert à la concurrence, est aujourd'hui dénigré par quelques unes des principales puissances économiques qui ont dénoncé cette pratique, qui ne profite qu'à quelques pays.Un pays comme les Etats-Unis d'Amérique a été amené à remettre en cause les théories de l'OMC et à revenir vers des politiques de rééquilibrages de sa balance commerciale avec ses principaux partenaires. Des barrières douanières vont être édifiées par l'Union européenne, la Chine, la Canada, le Mexique, et les Etats-Unis dans un souci protectionniste de leurs économies nationales. L'Algérie n'a pas à prendre de gants pour favoriser ses productions locales. Les décisions prises de fermer notre marché à l'envahissement de certaines marchandises étrangères, superflues ou classées «luxuriantes» ont soulagé de l'hémorragie nos réserves de change en ces récentes périodes de crise financière. Les rapports des Institutions financières internationales, et ceux des experts nationaux affirment sans ombrage que l'Algérie s'oriente désormais dans la bonne direction, à la lecture des indicateurs économiques. Plusieurs mesures conjuguées sont à l'origine des réajustements structurels mis en place, ou en voie d'accomplissement, par le gouvernement pour relancer la dynamique des investissements dans les secteurs clés de l'économie. Tout n'est pas rose pour surmonter les effets de la crise, à commencer par le fait de différer le rééquilibrage des déficits publics et l'exigence de la part de nos entreprises publiques, de meilleures performances dans le domaine de la production et de la productivité, ou encore plus d'effort dans les évaluations des coûts des projets qu'il faudrait associer à des maturations obligatoires. L'accélération des cadences pour la facilitation des accès aux crédits n'est toujours pas d'actualité, pourtant socle de la diversification de l'économie nationale. La Bourse d'Alger est toujours en veilleuse et patauge dans ses contradictions, sinon comment interpréter que notre marché financier se passe d'un instrument capable de drainer des fonds alternatifs pour lancer, ou assurer l'accompagnement des entreprises en manque de liquidités. Ce cratère sommeillant de la finance est bien plus intéressant que l'apport dévolu à la finance islamique, laquelle hélas, est sous-utilisé dans un environnement des affaires, où les liquidités des particuliers sont presque complètement négligées. Depuis deux décennies, les opportunités à conquérir de la Bourse d'Alger restent méconnues. La Bourse d'Alger révèle l'APS «ne compte aujourd'hui dans son portefeuille que cinq titres que sont Saïdal, El-Aurassi, Alliance Assurances, NCA Rouiba et Biopharm, avec une capitalisation boursière inférieure à 40 mds de DA, un encours des obligations du Trésor autour de 400 mds de DA et quelques 13.000 investisseurs».
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Amar Khelifi
Source : www.lnr-dz.com