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«C'était un parangon de la morale»



«C'était un parangon de la morale»
L'ancien bâtonnier national et membre du GPRA, Mabrouk Belhocine, est décédé hier à l'âge de 95 ans.D'anciens avocats, bâtonniers, juristes, militants du Mouvement national ont accompagné sa dépouille au cimetière Sidi Yahia où il été inhumé après la prière de Dohr.Etaient présents également à son enterrement d'anciens cadres d'institutions, des députés, des militants de partis.Dans la foule, maître Hocine Aberkane, l'un de ses compagnons dans la profession pendant une très longue durée. Il témoigne d'«un homme bien, exceptionnel, parfaitement lucide dans ses visions et dans ses analyses». Pour Me Aberkane, «le défunt a servi avec amour son pays, sa patrie, sans jamais rien demander. Il était efficace mais effacé et n'a jamais voulu se montrer. Il était en dehors de la mêlée». Il ajoute : «J'ai vécu avec lui près d'un demi-siècle.C'était un homme exceptionnel de moralité et d'honnêteté. Un parangon de la morale. Il n'a jamais eu de haine même contre ceux qui pouvaient le critiquer, à tort ou à raison. Il était réservé, il travaillait dans l'ombre. C'état un nationaliste dans l'âme, un patriote irréprochable. Il portait l'Algérie dans son sang, dans sa moelle. Il avait des analyses pertinentes, justes. Il ne s'est jamais compromis.» Maître Abdelmadjid Sellini, bâtonnier national, retient de lui «un modèle de droiture, de compétence et de valeur morale».«C'était un grand avocat, un grand bâtonnier. Il a toujours été pour la justice et l'épanouissement de notre pays. Il a milité pour que l'Algérie puisse s'épanouir dans la prospérité. Il était l'un des bâtisseurs des valeurs morales de sa profession. Il restera toujours pour nous un repère, car c'est un monument de notre profession», a-t-il déclaré. Ainsi, l'Algérie a perdu l'un des grands militants de la cause nationale, un homme de défense, un homme de loi, un grand avocat. Le défunt avait dû quitter sa profession pour se consacrer au militantisme pour la cause nationale. Il avait occupé d'ailleurs de hautes fonctions et des responsabilités.Après la Révolution, il reprit sa robe d'avocat.Originaire de Béjaïa, il avait été instituteur puis avocat après avoir obtenu sa licence en droit de l'université d'Alger. Militant du MTLD, co-auteur de la brochure L'Algérie libre vivra (1949) qui lui valut la qualification de «berbéro-marxiste», il n'avait de cesse dénoncer le système colonial, en particulier les conditions difficiles de la population musulmane.
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