L'Etats français a entamé, au lendemain de l'envahissement, en 1830, de notre pays, une entreprise d'effacement de la civilisation et de mémoire nationale. Cette politique a été à l'origine de la destruction d'un nombre important d'édifices religieux et autres monuments historiques datant en particulier de la période ottomane. C'est la conclusion à laquelle est parvenu Mohammed-Tayeb Akkab, professeur universitaire, lors de la conférence qu'il a animée au Musée public national de l'enluminure, de la miniature et de la calligraphie, dans le cadre de la célébration de la Journée nationale du chahid. M. Akkab a affirmé, photos à l'appui, que l'armée française a, en plus du pillage d'importants objets de grande valeur historique et patrimoniale, s'est attaquée, dans la capitale et d'autres villes du pays, à ce qui représente notre culture. Il n'y a pas de crimes aussi abominables, selon lui, que de réduire en poussière des édifices religieux et civils, la muraille d'Alger, longue de près de trois kilomètres, dans le but d'effacer notre civilisation millénaire. M. Akkab a souligné, en vue de mettre à nu la politique colonialiste de ce pays, que les autorités françaises ont dépêché à Alger, dès 1808, un militaire, architecte de formation. Celui-ci, en espion, a collecté toutes les informations nécessaires qui ont facilité la pénétration de notre pays via Sidi Fredj. Il a rappelé, en outre, la restauration de beaucoup d'églises, transformées par la suite en mosquées : « Nous ne sommes pas des vandales comme le prétendait le colonisateur, mais des protecteurs de tout ce qui se rapporte aux monuments historiques et au patrimoine ». Enfin, M. Akkab a soutenu, par ailleurs, que ce ne sont pas les Ottomans qui ont édifié la capitale, qui a d'ailleurs connu plusieurs appellations : « Alger existe bien avant l'arrivée des Turcs, elle remonte à l'époque phénicienne. Mais avec l'avènement de l'Islam dans l'Afrique du Nord, Alger connaît une dynamique économique et culturelle importante. » L'intervenant a précisé que, sur le plan politique, elle a été quelque peu absente. Chose qui ne l'a pas empêché, cependant, de jouer un rôle important dans le pourtour méditerranéen. La même voix a rappelé, sur un autre plan, la tentative de Salim Toumi qui s'est soulevé contre Kheireddine. « La puissance de celui-ci a eu raison de celui-là », a-t-il conclu.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : D O
Source : www.horizons-dz.com