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C'est parti !



C'est parti !
Principal objectif de ce dialogue qui sera mené sous les auspices de l'Algérie qui a reçu un soutien franc et entier de toute la communauté : instaurer une paix durable au Nord. « Nous avons choisi la paix », dira Abdoulaye Diop, le ministre malien des Affaires étrangères, qui n'a pas tari d'éloges sur l'Algérie. « Mon gouvernement est disposé à aller aussi loin que possible dans le cadre des lignes rouges qui ont été tracées : respect de l'unité territoriale, de l'unité du peuple du Mali et la forme républicaine de l'Etat malien », dit-il avant de s'adresser directement aux représentants du Mouvement national de libération de l'Azawad, du Haut conseil pour l'unité de l'Azawad et du Mouvement arabe de l'Azawad : « donnons-nous la main, ici à Alger, pour construire le Mali ». « Nous avons l'obligation de parvenir à la paix et à la stabilité par une prise de conscience collective et la sauvegarde de nos valeurs communes permettant de vivre en harmonie dans le respect de la dignité humaine et malienne », conclut-il. Prenant à la parole au non de ces trois mouvements, Mahamadou Djeri Maiga, le vice-président du MNLA qui s'est félicité, lui aussi des efforts de l'Algérie, espère que ce dialogue inclusif réussira. « Si le gouvernement prend en considération nos revendications légitimes » et « s'associe avec nous pour élaborer une feuille de route et un calendrier », précise-t-il, prenant à témoin les représentants de la communauté internationale. « Rien ne sera fait contre vous. Vous aurez toute latitude de vous exprimer », rassure le ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra en sa qualité de président de la 5e réunion de haut niveau. Ibrahim Ag Mohamed Assaleh, le eprésentant des trois autres groupes - le Mouvement arabe de l'Azawad-dissident, la Coordination pour le peuple de l'Azawad et la Coordination des Mouvements et fronts patriotiques de résistance, les signataires de la plateforme préliminaire - ne dira pas plus. « Un problème sans solution est un problème mal posé », rappelle-t-il avant de revenir sur la genèse de la crise qui secoue le Nord depuis les années 60. Pour lui, la solution passe par un dialogue franc certes mais aussi par un retour aux accords de Ouagadougou qui n'ont pas connu une suite sur le terrain, hormis les élections présidentielle et législatives. Il estime que l'Algérie est bien placée pour les mettre en place. « Surtout, si la communauté internationale cesse de donner la priorité au sécuritaire au détriment du politique ». En aparté, les diplomates algériens près du dossier laissent entendre qu'ils vont « chercher avec les groupes maliens qui réclament un statut particulier pour le Nord un consensus pour le partage du pouvoir ». D'autant, disent-ils, que ces derniers, même s'ils sont en position de force sur le terrain au Mali, sont sous la pression internationale. En ouvrant les travaux, Lamamara a mis en exergue le rôle de la communauté internationale qui, à travers ses orientations et ses avis, contribue aux efforts de règlement de la crise dans le nord du Mali qui affecte également l'ensemble de la sous-région, selon le ministre délégué chargé de la Coopération régionale du Burkina Faso, Thomas Pale. Selon Lamamra, la première phase de ce diaogue pourrait prendre fin le 28 juillet.


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