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« C'est obscène », estime l'ambassadeur français pour les Droits de l'Homme Vente des instruments de torture de Meyssonnier



« C'est obscène », estime l'ambassadeur français pour les Droits de l'Homme                                    Vente des instruments de torture de Meyssonnier
Je trouve cela obscène. Je n'ai pas envie qu'un sujet aussi grave et aussi essentiel que l'avenir de l'Algérie qui passe par la liberté, soit pollué par ce genre de polémique », a-t-il estimé mercredi soir dans une conférence de presse à Alger. « Il ne faut pas s'arrêter à ces choses-là », ajoute-t-il. Dans ce sillage, M. Zimmeray a affirmé, à une question relative à la repentance de la France pour ses crimes commis durant la colonisation, qu'« on ne peut écraser la mémoire. Sans instrumentalisation politique aucune de la question, on doit regarder la vérité en face », a-t-il. Et de souligner que les droits de l'Homme doivent être au c'ur des relations entre les deux pays. Il a rappelé que le 50e anniversaire de l'indépendance de l'Algérie intervient dans un contexte sensible vu sa coïncidence avec la présidentielle en France et les élections législatives en Algérie. François Zimmeray, qui a eu à rencontrer, pendant son séjour de trois jours en Algérie, les représentants de la société civile, du mouvement associatif, a tenu à préciser qu'il est venu en Algérie pour toucher du doigt la réalité à laquelle sont confrontés les acteurs du droits de l'homme et non pour porter des jugements. « Je suis venu pour écouter et entendre. Je ne suis pas là en tant que donneur de leçons car nous aussi en France nous avons des problèmes de droits de l'homme. Nous ne prétendons pas être parfaits sur cette question épineuse », a-t-il affirmé. « En Algérie, il y a des gens entièrement engagés pour la liberté de la presse, la séparation des pouvoirs, la sauvegarde des libertés fondamentales. Ceux-ci sont en train de livrer un combat courageux qui mérite notre soutient indéfectible », a-t-il fait remarquer. Il a cité le principe de l'acceptation de la différence qui, à ses dires, doit être consacré d'une façon évidente. Il a évoqué, également, la « souffrance » des familles des disparus. Sinon, il a soutenu que la question des droits de la femme n'est pas une spécificité algérienne, mais concernait beaucoup de pays, relevant qu'il y avait une universalité des violations des droits de la femme. Enfin, sur « le soutien » de la France à certains anciens dirigeants arabes avant leur destitution, François Zimmeray a reconnu que son pays a commis des « erreurs d'appréciation » qui, selon lui, étaient justifiées par « les discours de certains dirigeants arabes à propos de la lutte contre le terrorisme », a-t-il argué avant d'indiquer que ce sont « des erreurs qu'il ne faut pas répéter ».
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