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C'est le jugement des participants à l'atelier sur 'la surveillance des élections, standards internationaux et expériences arabes' 'Trois mois ne suffisent pas pour préparer des élections propres'



Pourquoi les Algériens ne votent pas ' Ou bien, est-ce que les Algériens ne votent pas parce que les élections sont entachées de fraudes ' Telles sont les questions auxquelles les présents, hier, à l'atelier sur 'la surveillance des élections, standards internationaux et expériences arabes', à l'initiative de l'association Adwaa Rights, devaient apporter des éclairages. Mais rien de tout cela. L'assistance, dans son écrasante majorité, s'est adonnée 'au jeu' de langue de bois et de mise 'en valeur' des dispositions prises par le pouvoir pour assurer des élections 'propres et transparentes'.
Me Hocine Zehouane, président de la Laddh, qui a émis des bémols quant à ces mêmes dispositions, en soulignant que 'sans des institutions garde-fous pour éviter des dérapages des majorités élues', rien ne peut garantir une transparence. Comme préalable, Me Zehouane pense qu'une refondation institutionnelle du pays, 'à travers une Constitution-cadre', apportera les éléments pour assurer une transparence des élections.
Dans son allocution, il est revenu, aussi, sur les différents soulèvements qu'a connus le pays. Ainsi, il a indiqué que 'le pays est en état de nécessité', ajoutant que 'des lois répriment des actes qui sont dictés par cet état de nécessité', allusion à l'interdiction des marches dans la capitale et autres répressions de soulèvement populaire. 'Le chef de l'Etat doit accompagner le processus de changement radical', a-t-il plaidé. Redwan Mesmoudi, président du Centre d'études sur l'Islam et la démocratie à Tunis, a estimé, dans son intervention, que 'trois mois ne suffisent pas pour organiser des élections libres'.
Pour lui, une élection propre est conditionnée par 'la volonté du pouvoir d'organiser une élection transparente'. Par ailleurs, l'intervenant a présenté les grandes lignes de l'expérience tunisienne dans l'organisation des élections 'libres'. Même propos du côté du Dr Hazem, représentant du Conseil régional des droits de l'Homme et chef d'unité des élections en Egypte. De son côté, Mme Fathia Benabou, enseignante à la faculté de droit à Alger, est revenue sur le contrôle des élections tel que prévu dans les textes. Plusieurs représentants de partis politiques ont été présents, hier, aux travaux de l'atelier. Pour le représentant du FNA, plusieurs anomalies ont été relevées par le passé lors des élections et 'aucune suite n'était donnée aux différentes requêtes présentées'. Afin de contrer toutes ces irrégularités, le FNA estime que 'les magistrats désignés pour la surveillance des élections doivent jouir de plus de prérogatives' afin de mener leur mission dans de bonnes conditions.
D'autre part, 'une surveillance populaire des élections' a été proposée par Me Boudjemaâ Guechir, qui a souligné que 'les décisions des magistrats lors des élections seront soumises à d'autres magistrats pour étude'. Une manière, selon lui, 'de désigner des magistrats à la place des administrateurs'.
M. M
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