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BTP



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Le secteur du bâtiment et travaux publics (BTP) a connu, ces dix dernières années, un boom particulier grâce à un important programme d'investissements publics. De nombreux secteurs d'activité ont bénéficié de ce dynamisme particulier qu'a connu le pays : les ressources en eau, les routes et autoroutes, les ports et aéroports etc... Le secteur du BTP a permis aussi, grâce à l'intensification des actions d'investissements publics, de booster la croissance économique et de réduire sensiblement le taux de chômage. En un mot, le BTP a joué le rôle d'une locomotive économique qui a tiré vers le haut de nombreuses filières industrielles. Durant le dernier plan quinquennal 2010-2014, le secteur a réaliser des projets de développement routier (2 297 km). 9 755 km de routes ont fait également l'objet préservation et d'entretien. Dans les domaines portuaires et aéroportuaires le bilan fait état de 27 projets d'infrastructures maritimes et 18 projets d'infrastructures aéroportuaires.Certes, les pouvoirs publics ont tenté à travers ces différentes actions de dynamiser l'activité des entreprises nationales, mais ce qui est à relever, aux yeux des observateurs, c'est le manque d'accompagnement par l'industrie nationale du secteur du BTP, qui dépend beaucoup plus des importations des équipements que de la production locale. Cette dernière est censée fournir, du moins, la moitié des besoins du secteur. Mais ce n'est guère le cas. Les équipements destinés aux projets d'investissements publics représentent selon les statistiques officielles un tiers (30%) des importations du pays. Ce qui confirme que les efforts fournis pour l'amélioration des infrastructures de base demeurent insuffisants étant donné que le dynamisme du secteur profite beaucoup plus aux différentes industries à l'étranger qu'à celles du pays.Le gouvernement qui s'apprête à lancer un nouveau plan quinquennal, qui sera destiné à renforcer les infrastructures de base devrait prendre en compte cet aspect crucial à travers la révision du code des marchés publics.Une revendication qui revient encore malgré ses différents réaménagements et amendements. Le deuxième aspect qui nécessite un suivi rigoureux et minutieux est celui de la formation dans le secteur. Les différents projets lancés ces dernières années ont connu des difficultés insurmontables en raison du manque de main-d'œuvre et de la quasi-absence de certains métiers. Ce qui a contraint certaines entreprises à recourir à la main-d'œuvre étrangère pour combler les failles.Le ministre en charge du secteur a donné quelques détails relatifs au prochain plan quinquennal 2015-2019 pour lequel un budget de 60 milliards de dollars a été réservé. Selon les explications du ministre, près de 400 milliards de dinars seront consacrés à la réalisation de 7 000 kilomètres de routes, 50 milliards de dinars pour l'aménagement et la réalisation des ports et 30 milliards de dinars pour les aéroports. Le représentant du gouvernement a également évoqué l'un des projets phare du prochain quinquennat à savoir l'autoroute des Hauts-Plateaux. Il fera savoir ainsi que les études ont été finalisées et les travaux de réalisation de cette infrastructure débuteront au mois de juin prochain. Mais contrairement à l'autoroute Est-Ouest, la réalisation de cette mégastructure sera confiée aux entreprises nationales, au nombre de 40 selon les précisions du ministre. Globalement, le prochain programme comprend la réalisation de 16 autoroutes sur une distance de plus de 1 600 km, une autoroute pour les Hauts- Plateaux, le dédoublement de quelque 10 000 km de routes et la modernisation de 4 000 km. Il s'agira aussi de la réalisation de 265 km pour la 4e rocade d'Alger, 500 ouvrages d'art, l'extension de trois aéroports et le renforcement de 12 autres. La réalisation de 7 ports de plaisance et le réaménagement de 24 ports sont également au menu du plan en question. Il faut relever néanmoins qu'en dépit de l'importance du prochain plan, les défis qui s'imposent résident en premier lieu dans les capacités de réalisation et d'absorption des entreprises nationales, qui restent encore loin des standards internationaux dans la réalisation des grandes infrastructures. Le gouvernement devrait également mettre en place les mécanismes appropriés en vue de mettre fin aux retards et surcoûts des projets d'investissements publics. L'exemple de l'autoroute Est-Ouest pourrait servir de cas d'école pour les entreprises tout comme les pouvoirs publics.S. B.


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