Une simple histoire de... privilèges perdus ?
Depuis quelques temps déjà, pour ne pas dire depuis son intronisation au Ministère de la Jeunesse et des sports, M. Guidoum n’a eu cesse de livrer une bataille sans merci aux deux instances footbalistiques que sont la FAF et la LNF. D’ailleurs, rappelons qu’un dossier bien ficelé est pendant à la FIFA qui risque de suspendre le football algérien -comme elle vient de le faire avec la Grèce- tant il y règne une belle pagaille au niveau statutaire. Nous n’entrerons pas dans les fastidieux textes juridiques sur lesquels s’appuient les deux parties en conflit pour justifier leurs positions, tout comme nous n’obliquerons pas, et ce, à l’inverse de certains de nos confrères, du côté de l’un ou de l’autre des protagonistes. Pour nous, il semble, hélas, que la véritable cause de cette «guéguerre» de bas étage a tout bonnement pour enjeu des privilèges que certains ont enlevé à d’autres !Expliquons-nous. Ces privilèges sont faits de voyages, de séminaires, de missions, etc. à l’étranger, et cela, bien sûr, sur le dos des vaches à lait que sont, entre autres, les Fédérations sportives. Il est tout à fait compréhensible qu’ils (les privilèges) font beaucoup d’envieux ! Et pour cause ! En effet, tout le monde a souvenance que, en Algérie, dix athlètes devant défendre les couleurs nationales en dehors des frontières étaient (et le sont toujours d’ailleurs) accompagnés d’une délégation composée d’au moins trois, quatre, cinq fois (et parfois plus) leur nombre !!!
Avant que les Fédérations ne prennent statutairement et démocratiquement leur «indépendance», comme l’exigent désormais les instances sportives internationales, rappelons que tout était concentré au MJS. C’était du temps béni où certains «pontes» de ce Ministère se déplaçaient à l’étranger avec toute leur smala, cela, s’il vous plaît, dans des hôtels de très haute gamme alors que les athlètes, eux, devaient se contenter des auberges de jeunesse! Nous aurions applaudi des deux mains M. Guidoum s’il avait d’abord commencé à foutre en l’air ces mêmes «apparatchiks»... apparemment omnipotents et indéboulonnables. En s’attaquant, tout de go, aux seuls dirigeants des instances régissant le football du pays, M. Guidoum laisse la porte grande ouverte à toutes les «mauvaises langues» qui ne sont pas loin de penser que ce dernier est tout simplement «conseillé» -pour ne pas dire «manœuvré»- par ceux-là mêmes qui veulent en catimini récupérer leurs privilèges d’antan ! Comme nous restons convaincus que ce n’est pas en «étêtant» la pyramide du football national qui reste pourri à sa base, que M. Guidoum arrivera à remettre la discipline (ou les autres) sur ses rails. Il aurait dû d’abord, s’il ne l’a pas fait, se poser la question de savoir qui a porté «aux nues» les hommes qu’il veut absolument dégommer. Il demeure indéniable qu’il se serait, sans doute, vite aperçu que ceux qui les ont élus à ces postes ne sont en fin de compte que les «présidents-affairistes» qui règnent sans partage au sein des clubs et qui sont les principaux fossoyeurs du sport-roi. La FAF, la LNF ou les Ligues ne sont finalement que leur émanation ! Ne dit-on pas que le peuple a le gouvernement qu’il mérite ? Un dicton auquel nous ajouterons : «Et vice-versa».
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com