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Brahmia : «Chacun assumera la responsabilité de ses actes» Le CSA-MCA effectue un état des lieux à la villa de Chéraga



La première sortie médiatique officielle du CSA-MCA, présidé par Amar Brahmia, à la villa de Chéraga, aura été on ne peut plus révélatrice et édifiante.Avec en préambule, une visite des lieux guidée qui a permis aux nombreux journalistes présents de voir l'état de délabrement incroyable de cette fameuse villa de Chéraga qui avait les allures mais aussi les pestilences d'un squat.
Une image désolante qui illustrait l'état de déliquescence dans lequel l'ancienne direction du club avait laissé ce club considéré comme l'un des plus prestigieux d'Afrique. Les stigmates de la section de football sortante offraient une vue répugnante et indigne d'un club aussi prestigieux mais qui n'est sans doute pas un cas isolé dans le football national.
Des billets de stade scannés
Et nous n'étions pas au bout de nos surprises. Au fil de la visite, nous prenions connaissance des conditions lamentables dans lesquelles étaient censés être hébergés certains joueurs : matelas éventrés, infiltrations d'eau du plafond jusqu'au sol, sanitaires complètement insalubres et, le clou de la visite est indéniablement la pièce supposée contenir les archives de la section football et qui a été tout simplement dévastée par un incendie aux causes mystérieuses.
C'est, semble-t-il, là qu'ont été découverts des billets de stade scannés et exhibés à tous les journalistes présents. La forfaiture atteignant ainsi des proportions démesurées qui en disaient long sur l'ancienne gestion du Mouloudia qui, à l'évidence, avait appliqué la politique de la terre brûlée en quittant les commandes.
A ce propos, Amar Brahmia s'est tenu à dire que chacun devra assumer la responsabilité de ses actes. «Nous n'avons rien de personnel contre qui que ce soit, mais le Mouloudia a subi trop de préjudices pour qu'on ferme l''il sur tout ce qui a causé et qui causera du tort à notre grand club», a-t-il dit en conclusion, après avoir réitéré la volonté du Mouloudia d'Alger en tant que grand club à la dimension nationale et même internationale de récupérer tout son patrimoine matériel et immatériel.
«Notre maître-mot est d'agir dans le strict respect de la réglementation. On ne cédera désormais à aucune menace ni injonction, pas même celles émanant de l'autre côté de la Méditerranée. Je le dis et je le répète, le Mouloudia ne doit plus être un instrument pour manipuler la rue. On doit respecter les lois de ce pays.'Je peux vous assurer que plus jamais vous ne verrez de la part du MCA ce qui s'est passé le 1er mai au stade 5-Juillet», a dit Amar Brahmia.
Sur la question de la villa de Chéraga, le président du CSA n'a laissé planer aucune ambiguïté en montrant un acte de propriété et différents documents attestant de la propriété du lieu au Mouloudia Club d'Alger.
Il a même produit un document imparable, en l'occurrence un contrat notarié de location d'un étage de la villa à la SSPA-MCA stipulant très explicitement que le loueur est le MCA et que le locataire est la SSPA. Et, ironie du sort, le bail de location a expiré il y a deux jours, c'est-à-dire le 15 juillet 2013.
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