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Boxe : un bilan et des questions Sports : les autres articles



Boxe : un bilan et des questions                                    Sports : les autres articles
Si l'athlétisme a été sauvé grâce à a médaille d'or obtenue par Taoufik Mekhloufi lors des récents JO de Londres, il n'en fut pas de même pour la boxe revenue bredouille.
Pourtant, tous les Algériens la donnaient favorite pour rentrer à Alger avec au moins une médaille. Hélas, ce ne fut pas le cas. Après un moment de ressaisissement et de réflexion à froid, la Fédération algérienne de boxe, à travers sa DTN, a établi un bilan sur ces joutes olympiques. Il en ressort, chiffres à l'appui, que le taux de réussite aux JO a été de 38% et qu'il est qualifié de satisfaisant. Toutefois, convenons-en, il est en dessous de la moyenne, et pour la satisfaction nous avons voulu avoir des éclaircissements. Sur ce sujet, Abdallah Bessalem, le président de la FAB, nous dira : «Il est vrai que le terme satisfaisant ne convient pas. Maintenant, si on le compare à d'autres fédérations de boxe qui ont participé à Londres, nous constaterons qu'il nous a permis de passer de la 22e place aux JO de Pékin à la 17e, avec le même nombre de boxeurs.»
Nous faisons remarquer au président que sur le bilan, il est mentionné la 20e place. Le président ne retient que ses propres calculs. Cependant, il dira que ce taux est acceptable dans la mesure où 8 boxeurs ont été qualifiés et que des quarts de finale ont été atteints. M. Bessalem trouvera que le résultat ne reflète que les finances octroyées et soulignera que «la subvention a été de 35 millions de dinars, à ce jour, pour couvrir toutes les activités de la Fédération, toutes catégories confondues». Abordant le cas du DTN qui fait l'objet d'une demande de limogeage de la part des membres fédéraux qui lui reprochent d'avoir annoncé un podium, le président nous précisera : «Nous ne pouvons remettre le DTN à la disposition du MJS que sur des motifs valables. Mais à ce jour, je n'ai pas demandé son départ, car il me faut un bilan exhaustif.» Quant au DTN, il soutient qu'il n'a fait qu'appliquer le programme établi par la Fédération et qu'il n'est pas le seul à subir les retombées des résultats.
Cependant, le grand problème de cette mésaventure londonienne pour notre boxe demeure, selon le staff technique, l'arbitrage. Or, nous avons rappelé aussi bien au président qu'au DTN qu'avant le départ aux JO, nous avons soulevé le problème de l'arbitrage et il nous a été répondu que les techniques modernes d'arbitrage ont été améliorées et qu'en plus le président de l'AIBA, qui est membre du CIO, était tenu de mettre un terme à ces histoires d'arbitrage douteux. Pourtant, le résultat est là et on a crié sur tous les toits que nos boxeurs ont été spoliés de trois podiums. Mais le président de la FAB ne nous a pas donné sa version des faits, se contentant de nous déclarer qu'il était inhabituel que les arbitres sur le ring donnent des avertissements au 3e round, ce qui défavorise n'importe quel boxeur. M. Bessalem sera plus explicite en disant : «L'avertissement au 3e round ne peut être donné que s'il y a un coup de tête ou des crachats par exemple. Je vous informe aussi que j'ai fait des propositions à l'AIBA pour qu'un avertissement ne compte qu'un point et non deux pour garder un certain équilibre.»
Enfin, dans le bilan, il est rapporté que les boxeurs ont été déstabilisés par l'accusation de vol de bicyclettes, l'arbitrage et autres. Le staff technique devait prendre en charge ce volet psychologique. Le président de la FAB a précisé que la psychologue qui les a suivis durant toute leur préparation n'était pas à Londres.
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