Alger - A la une

BOUZEGUÈNE La poseuse de bombes retourne au village natal après 20 ans



Mme Idjeri Yamina, alias Antoinette Simone, activiste au sein de la Fédération du FLN en France, vivant à Alger depuis quelques années, fait un retour triomphal au village de ses ancêtres 20 ans après l'avoir quitté. Elle y a été accueillie par la population d'Aït Sidi Amar comme l'héroïne qu'elle est.
Elle a entamé sa visite par un recueillement sur la tombe du colonel Mohand Oulhadj qu'elle assimile à un monument de la Révolution. Elle s'est ensuite rendue dans la maison paternelle avec une pointe d'émotion notamment après avoir discuté avec sa famille restée au bled. De père algérien et de mère italienne, Idjeri Yamina s'est imprégné très jeune des idées nationalistes véhiculées par le FLN. Ce qui l'avait conduite à interrompre ses études pour aller à la rencontre des militants dans la région de Marseille qui lui ont confié maintes missions, dont la remise de courriers confidentiels aux différents responsables du FLN, l'inspection et le repérage des lieux. La plus importante mission qu'il lui a été confiée est la pose d'une bombe à la préfecture de police de Marseille (France). L'explosion de la bombe de par son impact et cela sans faire trop de dégâts avait pour but de faire avancer la cause algérienne auprès de l'opinion publique internationale Preuve en est que le lendemain de l'explosion, la presse s'est emparée de l'événement. S'en est suivie une vague d'arrestations qui a touché quatre militants de l'organisation entre autres, l'ancien ministre Meziane Cherif et un dénommé Daksi. Elle sera par la suite chargée d'une mission visant le renforcement de l'organisation qui sera avortée suite à une dénonciation suivie d'arrestations, d'interrogatoires et de tortures. Défendue par Me Vergès, elle est libérée sous conditions au bout d'une année de détention. A l'aide de faux papiers marocains, elle quitte Paris et traverse la frontière franco-suisse où elle est récupérée par une famille pour reprendre ses études de sage-femme avant de rejoindre l'Allemagne. En 1962, elle rentre en Algérie où elle a exercé son métier dans différentes infrastructures de santé. Son nationalisme invétéré l'a poussée à faire volontairement l'impasse sur son droit à la pension de moudjahida.
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