Le traité d?amitié compromis
Dans un discours prononcé, hier, à Batna, le président de la République a, de nouveau, appelé la France à faire son mea culpa pour les exactions commises durant sa présence coloniale en Algérie. Faisant allusion au traité d?amitié, dont les jalons ont été jetés lors de la visite d?Etat du Président Chirac en Algérie, en 2003, Abdelaziz Bouteflika rappelle implicitement qu?un tel traité reste conditionné par une reconnaissance solennelle par la France des atrocités commises de 1830 à 1962. Il a toutefois reconnu en Jacques Chirac un homme d?Etat ayant « la probité et la conscience politiques ». Par la voix du porte-parole du Quai d?Orsay, Paris a rappelé, hier, qu?un traité d?amitié était en cours de négociation entre les deux pays, tout en exprimant sa volonté de prendre en compte « toutes les dimensions de la relation ». Selon les analystes, ce « ton nouveau » est qualifié de prélude à une reconnaissance officielle française des crimes commis contre le peuple algérien. Cela d?autant qu?il coïncide, selon une source diplomatique française, citée par l?AFP, avec la rencontre du chef de la diplomatie française, M. Douste-Blazy, avec son homologue algérien, M. Bedjaoui, en marge de l?Assemblée générale de l?ONU à New York. Les deux ministres ont évoqué la négociation du traité bilatéral « qui inclut le travail de mémoire ».
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Djamel Zerrouk
Source : www.elwatan.com