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Bouteflika dote l'Algérie d'un bijou



Bouteflika dote l'Algérie d'un bijou
Pour le chef de l'Etat, il n'était pas question de réaliser une structure statique sans valeur ajoutée pour le pays.Gigantesque, impressionnant, monumental... Les qualificatifs ne manquaient pas dans les propos des ministres qui accompagnaient, ce jeudi, le président de la République à l'inauguration du Centre international des conférences (CIC) d'Alger. 10 ans après l'entame de la réalisation de ce qu'il est convenu de désigner comme le nouveau bijou de la capitale, l'édifice, telle une gigantesque raie, est un mélange de tradition séculaire algérienne et de modernité insolente. Le tout fait un superbe bâtiment qui épouse le paysage méditerranéen de la commune de Aîn Bénian où il est édifié, avec un clin d'oeil à la profondeur saharienne de l'Algérie. Bref, le CIC, baptisé au nom de Abdelatif Rahal, résume assez bien l'ambition de l'Algérie de par les proportions gigantesques qu'il affiche en termes d'équipement et la sagesse d'une diplomatie qui cherche prioritairement l'efficacité dans la discrétion. En fait, de discrétion justement, le Centre international des conférences en regorge. De l'extérieur on ne voit pas grand-chose. Il faut s'élever à plus de 40 mètres pour constater l'étendue de l'infrastructure et une fois dedans, l'on mesure le souci de l'efficacité comme facteur déterminant dans la réalisation du bâtiment.La recherche de la rationalité dans la réalisation du CIC porte la marque du président Bouteflika. On croit savoir, en effet, que le chef de l'Etat a suivi personnellement l'étude du projet. Il tenait, révèlent des sources gouvernementales à L'Expression, à ce que ses instructions soient suivies d'effet, notamment dans le registre de la complémentarité des différentes missions assignées au Centre international des conférences. Dans l'esprit du chef de l'Etat, il n'était pas question, insistent nos sources, de réaliser une structure statique sans valeur ajoutée pour le pays. Certes, la partie liée à la conférence internationale était en soi un gage de «rentabilité» en termes d'image et de positionnement diplomatiques de l'Algérie, mais le président de la République estimait qu'il était possible d'améliorer cette «plus-value» en dédiant le CIC à d'autres missions. Que le centre demeure fermé entre deux événements politico-diplomatiques internationaux relevait presque du gaspillage dans l'idée que se faisait le président, d'un investissement aussi lourd pour la capitale et pour le pays tout entier.Ainsi, lorsqu'il a visionné, ce jeudi, en compagnie du gouvernement et des présidents des deux Chambres parlementaires la vidéo du CIC sur les différents compartiments de l'infrastructure, le chef de l'Etat s' est assuré de la mise en oeuvre de toutes ses instructions.Le résultat, il faut bien l'admettre, est conforme aux attentes.Le luxe n'est pas tapageur. Il y a dans les lieux juste ce qu'il faut de confort et de plaisir pour les yeux, histoire de séduire le visiteur. Mais ce dernier est inévitablement frappé par l'aspect fonctionnel des divers compartiments. Des restaurants, des salles de conférences, des salles de réunion de plusieurs tailles, des espaces réservés aux journalistes et des box de traduction pouvant contenir pas moins de 33 langues et un immense hall d'exposition. «C'est un centre de congrès unique au monde qui a la particularité d'englober trois espaces en un seul grand édifice aux fonctions différentes. «C'est du trois en un», résume M.Mezli, P-DG de la société d'investissement hôtelière. M.Mezli note que «le CIC comprend un palais des congrès réservé aux chefs d'Etat, un autre palais des congrès commun à toutes les conférences internationales et nationales» et s'empresse d'ajouter que l'infrastructure comprend également «un centre d'exposition de 12.400 m2, d'une capacité de quelque 400 stands (qui) sera ouvert durant toute l'année pour l'organisation de différents événements.» On aura compris que la SIH n'a pas hérité d'un superbe établissement avec la simple mission de le maintenir en bon état, mais elle se devra de le rentabiliser. Il est clair, en effet, en ces temps de crise financière, qu'il est inadmissible de voir pareil édifice sous-exploité. Car on imagine bien que les grandes conférences internationales ou nationales ne se déroulent pas toutes les semaines. Aussi, il revient aux gestionnaires de la structure de faire en sorte de donner au CIC sa véritable dimension qui est celle d'une entreprise qui dégage de la plus-value pour son fonctionnement.Le centre ne devra pas être un fardeau pour le budget de l'Etat, d'autant qu'il sera managé par de grands professionnels des services hôteliers, formés dans la nouvelle Ecole supérieure de tourisme sise à quelques centaines de mètres. En fait, le CIC, aussi majestueux qu'il puisse être, est aussi un outil national pour la promotion de l'économie du pays. Cette double fonction, diplomatique et économique, lui apporte la crédibilité nécessaire aux yeux de l'opinion nationale et, surtout, en fait le rendez-vous des bâtisseurs. Le bureau d'études italien a su traduire dans les faits les voeux du président de la République quant à la nécessité de dessiner une bâtisse «multifonctionnelle» et l'entreprise chinoise chargée de la réalisation a fait un travail admirable en s'attardant sur les moindres détails.
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