
L'Algérie refuse de politiser l'accident de la bousculade à Mina, se disant ne pas vouloir cautionner une démarche "très politicienne" qui est due aux différends entre l'Arabie saoudite et l'Iran, a indiqué mercredi à Alger, le ministre des Affaires religieuses et des Wakfs, Mohamed Aissa."Le silence des autorités algériennes est du à ce refus de politiser, à ce refus de cautionner une démarche très politicienne (...) qui est due aux différends entre les deux pays (Arabie saoudite et Iran)", a déclaré M. Aissa au forum du journal "Liberté".Il a ajouté que l'Algérie "n'est pas concernée par ce différend", soulignant qu'elle aspirait plutôt à rassembler le monde musulman, car, a-t-il dit, "nous sommes un pays réconciliateur".Il a ajouté "ne pas vouloir pas politiser la chose", soulignant que "nous ne remettons pas en cause l'autorité saoudienne dans l'organisation du pèlerinage, et nous ne remettons pas en cause le système de sécurité de Mina".L'Algérie "ne néglige pas ce qui s'est passé" dans la bousculade, a indiqué par ailleurs, M. Aissa, soulignant qu'elle a le droit "de savoir ce qui s'est passé" dans cet accident dans lequel l'Algérie a perdu 28 pèlerins."Nous attendons les conclusions de l'enquête et ça ne veut pas dire que les autorités algériennes négligent ce qui s'est passé. On attend les résultats de l'enquête et si les résultats ne sont pas concluants, l'Algérie a le droit de revenir à la charge et on doit savoir ce qui s'est passé et pourquoi nous avons perdu des pèlerins de cette façon atroce et chagrinante", a-t-il dit.M. Aissa a indiqué que le bilan de cette bousculade s'élevait à 28 pèlerins algériens, 5 blessés et 31 hadjis portés disparus, estimant que l'espoir de retrouver des vivants parmi ces 31 pèlerins "est minime"."Le bilan définitif des pèlerins décédés lors de cette bousculade nous le connaitrons une fois tous les martyrs enterrés", a-t-il assuré.Il a indiqué, dans ce sens qu'il y avait eu "faute humaine", ajoutant qu'il était par ailleurs "blasphématoire d'en imputer la responsabilité à l'ensemble des pèlerins, qui ont emprunté la voie qui leur était réservée"."Nous savons qu'une protection a cédé, le balisage des voies qui permettent d'emprunter les rues menant vers la scène de lapidation de Satan et des voies qui permettent de regagner les campements. C'est des voies séparées par uneclôture et une des clôture a cédé, pourquoi elle a cédé, c'est autour de cette question que l'enquête doit être ouverte", a-t-il argumenté.Interrogé sur la profusion d'images et de vidéos sur les réseaux sociaux avec des informations souvent contradictoires sur cette bousculade, M. Aissa a indiqué avoir remarqué "l'instrumentalisation par les réseaux sociaux à des fins politiciennes", à travers des montages de séquences, affirmant que "les réseaux sont infiltrés et il y a de la manipulation et une politisation".Evoquant certaines agences touristiques qui ont failli dans l'organisation du Hadj notamment dans le non-respect des conditions sanitaires, la surcharge des chambres, dans le souci de gagner plus de gain et de traitement de faveur, le ministre a assuré qu'elles vont être raillées de l'organisation du pèlerinage.S'agissant de la subvention de 24.000 DA par hadji octroyée par l'Etat, M. Aissa a dit ne pas pouvoir la demander l'année prochaine.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Algérie Presse Service
Source : www.aps.dz