Lors de la 22e journée du championnat de Ligue 1 qui s'est déroulé le week-end passé, on n'a pas manqué de remarquer le comportement pour le moins inadmissible de certains joueurs.
C'est ainsi que Hadj Bouguèche s'est «illustré» au cours du match qui a opposé son équipe, le MC Alger, au CR Belouizdad, n'acceptant pas le remplacement auquel il a été soumis pas son entraîneur, Djamel Menad. Dès qu'il a compris qu'il allait être obligé de quitter ses coéquipiers, le joueur a directement pris le chemin du vestiaire mouloudéen, alors qu'il était tenu, au nom de la sportivité, de rejoindre le banc de touche pour saluer son coach et tous les autres remplaçants sans oublier au passage de serrer la main à celui qui devait prendre sa place sur le terrain.
Il n'y pas que le Mouloudia qui a des soucis avec ses joueurs puisqu'on a appris qu'à la JS Kabylie, le coach Nacer Sandjak a fort à faire avec Maïza et Belakhdar. Le premier, déçu de ne pas être titularisé assez souvent, a demandé à son entraîneur de ne plus le convoquer si ce n'est pas pour être aligné d'entrée. Quant au second, remplaçant lors du match contre l'USM Alger, voyant que Sandjak avait procédé aux trois changements auxquels il avait droit, il s'est levé du banc et sans avertir personne s'est immédiatement dirigé vers le vestiaire de son équipe.
Ces comportements révèlent au grand jour le peu de maturité dont jouissent nos joueurs. Peut-être pas tous mais une grande majorité d'entre eux.
Etre professionnel ce n'est pas gagner sa vie en jouant au football. Il y a des conditions auxquelles chaque joueur qui pense l'être doit se soumettre. L'une d'elles est justement le respect de l'entraîneur et celle de la discipline de groupe. Si on se met à contester les décisions du coach, on ébranle l'édifice qui se met à se fissurer de partout. Le problème avec ces joueurs est qu'ils sont loin de mériter le statut de professionnels.
Un Bouguèche, par exemple, s'il avait été le grand joueur qu'il croit être, aurait évolué dans de très grands clubs et non dans l'obscur championnat d'Arabie Saoudite où il n'était même pas titulaire. L'homme qui a ordonné son remplacement et qu'il a refusé de saluer en quittant le terrain s'appelle Djamel Menad lequel, lorsqu'il était joueur, a été l'un des plus grands buteurs de l'histoire du football algérien.
Il était international, gagnait de multiples titres avec la JS Kabylie, a participé à la Coupe du monde de 1986 avec l'équipe nationale avec laquelle il a gagné la CAN 90 et la Coupe afro asiatique de 1991. A côté de lui, Bouguèche, le sans-grade, devrait se faire tout petit et remercier Dieu de l'avoir mis sous la coupe de Menad pour qu'il lui apprenne à jouer au football.
Pour ce qui est de Maïza, ce qu'il a fait à la JSK n'est pas nouveau. Quand il était à l'USM Alger il s'est comporté de la même façon, l'été dernier, avec Gamondi quand celui-ci était l'entraîneur de cette équipe. Il est alors passé en conseil de discipline et a été sanctionné.
En allant à la JSK il savait pertinemment qu'il allait être confronté à une rude concurrence puisque ce club dispose dans sa zone d'évolution de deux internationaux que sont Belkalem et Rial. S'il voulait être titulaire, il lui appartenait de mettre les bouchées doubles dans le travail pour montrer qu'il mérite ce statut. Si Sandjak a estimé qu'il ne pouvait pas l'être, il faut respecter sa décision et non chercher à s'imposer par la menace. S'agissant, enfin, de Belakhdar, il est de la même veine que Hadj Bouguèche, à savoir un joueur qui a la tête trop enflée et qui se prend pour ce qu'il n'est pas.
Ces joueurs surpayés et surdimensionnés par la presse ont décidément beaucoup à apprendre. Déjà limités en football, ils se permettent des agissements absolument inadmissibles et se croient plus forts quand ils sont soutenus par certains journalistes et certains de leurs dirigeants. Ils sont vraiment à l'image de la médiocrité ambiante du football algérien.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Ahmed Achour
Source : www.letempsdz.com