Alger - A la une

Boudiaf insiste sur l'accréditation



Boudiaf insiste sur l'accréditation
Les laboratoires d'analyses dans le domaine de la santé aspirent à fonctionner en collaboration avec les Européens.Les médecins demandant des analyses médicales aux patients ont du mal à se fier aux résultats établis par les laboratoires de biologie car ils ne disposent pas de normes claires. Pour débattre cette question, les biologistes seront présents aujourd'hui lors d'un séminaire portant sur les moyens de garantir une santé de qualité aux patients. D'ailleurs, une communication est attendue de la part de Ould Rouis, responsable de l'Association des laboratoires de biologie médicale qui parlera lors de cette rencontre de la «démarche qualité: état des lieux des laboratoires de biologie médicale».L'événement organisé par l'Organisme algérien d'accréditation (Algerac), verra aussi la participation d'autres spécialistes, a indiqué son directeur général, Nouredine Boudissa. Dans le cadre de la célébration de la Journée mondiale d'accréditation, même le ministre de la Santé, Boudiaf, est annoncé à ce séminaire et il a déjà donné des instructions à des laboratoires sous sa tutelle pour passer à l'accréditation afin que les résultats de leurs analyses soient fiables, même s'il ne s'agit pas que d'analyses médicales car il y a d'autres aspects qui sont concernés.Algerac devait avoir achevé en janvier dernier la mise en place de l'ensemble des documents nécessaires au référentiel 15189 version 2012 pour les laboratoires et une commission technique d'accréditation devait être créée pour se pencher, entre autres, sur le recueil des textes réglementant la profession en Algérie aboutissant à la rédaction de guides techniques d'accréditation et à la transcription des exigences internationales avant de recevoir les demandes d'accréditation. Le ministre de la Santé, Abdelmalek Boudiaf, est conscient qu'il y a un risque tant pour la sécurité du patient que du professionnel de la santé sans parler de l'absence de traçabilité des analyses d'où la nécessité de passer à l'accréditation qui n'est pas encore obligatoire. Le ministère de la Santé est d'accord pour mettre les instituts de la santé aux normes pour disposer de la preuve que la santé humaine sera préservée et ce, avec le soutien du Programme d'appui à l'Accord d'association avec l'Union européenne.D'ailleurs, François Trapadoux avait indiqué en octobre dernier que l'accréditation aide à maîtriser la profession de la santé et 14 pays lui ont demandé de travailler sur le secteur y compris en France où l'accréditation est obligatoire ce qui est aussi le principe en Australie. Selon le DG d'Algerac, 30 laboratoires dans divers domaines (industrie, chimie, agroalimentaire, santé, bâtiment) sont déjà accrédités et 19 autres sont au programme pour aujourd'hui.L'Algérie abrite 2000 laboratoires attendant une accréditation. Même le laboratoire d'analyses de médicaments passera par cette procédure.


Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)