Alger - Revue de Presse

Bouderbala tire la sonnette d'alarme Le réquisitoire du DG des Douanes



Le douaniers algériens ne sont pas formés pour affronter les dangers de la globalisation. Le constat est amer, mais réel. C'est, en fait, le Directeur général des Douanes algériennes, M. Mohammed Abdou Bouderbala qui en a fait l'aveu hier, à l'ouverture des travaux des assises nationales sur la formation. «La majorité des douaniers n'a pas la formation requise pour faire face aux dangers des temps modernes», a estimé le Dg des Douanes, mettant en exergue le manque de formation des douaniers algériens dans la lutte contre le blanchiment d'argent, le grand banditisme comme la contrefaçon, le piratage industriel ou la contrebande et les trafics en tout genre. «Je vous mets au défi, a-t-il dit, de me trouver de bons receveurs, de bons contrôleurs, de bons liquidateurs, de bons vérificateurs», laissant planer comme un doute sur les possibilités de la Douane algérienne à lutter avec professionnalisme contre tous les dangers qui menacent l'économie nationale. La formation des douaniers algériens aux nouvelles techniques de lutte contre le grand banditisme international, la protection efficace de l'économie aux métiers nouveaux, autrement, c'est toute la stratégie de l'administration douanières qui sera compromise», a-t-il encore averti. Le patron des Douanes algériennes, que l'on ne peut soupçonner de vouloir jouer sur l'effet médiatique de son immense désarroi quant au potentiel humain et matériel devant protéger l'économie nationale contre les menaces de toutes sortes, est autrement sincère sur la situation qui prévaut actuellement au sein de cette corporation professionnelle particulièrement sensible. La protection économique de nos frontières, de notre économie, de notre potentiel énergétique et minier, voire de nos ressources financières stratégiques dépend, en fait, de ces fonctionnaires. Des hommes comme tous les autres, mais qui ont la particularité de faire «marcher la machine économique, à leur manière, sans qu'elle ne tousse». En estimant que les douaniers algériens doivent au plus vite se recycler et se mettre au devant de l'actualité en matière de lutte contre le grand bandistime, ou la gestion du commerce international, Abdou Bouderbala a mis en relief d'abord que l'économie nationale voguait au gré des humeurs, ensuite que tout le système de fonctionnement de ce corps de métier est à revoir. De fond en comble, et à la base, celle de la formation aux nouveaux métiers. Le constat et d'autant plus alarmant que l'Algérie a entamé son entrée dans les grands ensembles économiques et commerciaux internationaux. Le cri d'alarme du DG des Douanes aura également un effet particulier avec les négociations en cours sur l'entrée de l'Algérie à l'OMC. Mais, au fait, l'économie algérienne a-t-elle été toujours bien protégée ?
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