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Birtraria : l'amiante menace le personnel de l'ôpital Alger : les autres articles



Le service des urgences de l'établissement public hospitalier de Birtraria, dans la commune d'El Biar, est continuellement sous tension.
L'exiguïté des lieux et le nombre important de malades ne sont pas pour faciliter la tâche du personnel médical, ni garantir des soins de qualité aux malades. Dans la nuit d'avant-hier, on a assisté à des scènes de colère et d'indignation de la part de citoyens évacués en urgence ou accompagnant des parents malades. «Cette situation est quotidienne», nous dira un citoyen rencontré sur place. Il dit avoir l'habitude de venir avec un proche souffrant de crises d'asthme. «A chaque fois, j'assiste à des incidents dus principalement au retard dans la prise en charge des malades, faute de lits», ajoute notre interlocuteur.
Cependant, le grand mal est de tout autre nature. Ce bloc, vétuste et déglingué, présente un sérieux danger pour les malades, mais surtout pour le personnel médical et paramédical, en raison de la présence d'amiante dans la construction.
Lors d'une visite de cet établissement, l'ex-ministre de la Santé, Djamel Ould Abbès, avait annoncé que ce «bloc sera démoli» et qu'un autre le remplacera.
Plus de deux ans sont déjà passés et rien n'a été fait. Pourtant, ce bloc abrite deux services importants, à savoir les urgences et le magasin. Les travailleurs, profitant de la présence d'Ould Abbès, avaient exprimé leurs appréhensions, eux qui passent de longues heures dans cette construction «dangereuse». Ce dernier s'est montré rassurant et a reconnu l'urgence que relève cette revendication. Hélas, le bloc n'a pas été démoli et les conditions d'accueil des malades n'ont été améliorées. Et pour preuve, même la salle d'attente du service des urgences ne dispose pas d'électricité.
«Les lampes sont grillées et personne n'a pris la peine de les remplacer», relève un autre citoyen. «Attendre dans une salle obscure des nouvelles d'un proche malade, c'est de la torture», s'indigne notre interlocuteur. Il est à préciser, par ailleurs, que de nombreux citoyens disent comprendre parfaitement les médecins et les infirmiers quant à leurs conditions de travail.
«Ils font ce qu'ils peuvent, parfois ils sont complètement dépassés» soulignent, en ch'ur, des citoyens que cet hôpital a réunis l'espace de quelques minutes. Ils ont toutefois pointé du doigt le laisser-aller des responsables censés assurer les moyens nécessaires pour améliorer les prestations. «La bureaucratie et le laisser-aller touchent tous les secteurs, même celui de la santé n'est pas épargné», relève-t-on.
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