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Bilans rejetés et surplus d'anomalies Assemblée générale ordinaire du Comité olympique algérien



L'échec du Comité olympique est celui de tout le sport algérien qui, durant ces quatre dernières années, a erré comme une âme en peine.
Le fait est que nous avons bien eu rejet mais pas d'un bilan seulement. Celui qui traitait du financement et de la trésorerie du COA a lui aussi connu le même sort. Nous avons, donc, vécu un moment rare jeudi à la salle de conférences de l'instance olympique puisque, c'est bien la première fois dans l'histoire de celle-ci que deux bilans ne sont pas adoptés par l'assemblée générale. Le verdict prononcé par celle-ci est comme un symbole.
Il s'adresse, quelque peu, à l'ensemble du mouvement sportif national à qui un immense carton jaune en guise d'avertissement est brandi. L'échec du Comité olympique algérien est celui de tout le sport algérien, lequel, durant ces quatre dernières années, a erré comme une âme en peine.
Ceux qui ont cherché, en 2009, à provoquer un déclic, selon leurs propres conceptions, en bouleversant l'échiquier du mouvement sportif national et en ramenant à la tête des Fédérations sportives puis à celle du COA des gens certainement pas aptes ou pas prêts à tenir un tel rôle, devront assumer l'entière responsabilité du déclin qu'a connu le sport algérien durant ces quatre dernières années.
La pilule est d'autant plus difficile à avaler que c'est pendant cette période que les Fédérations sportives (pas le COA qui, lui, a été privé d'une telle manne) ont été gavées en argent, bénéficiant d'un plan de financement comme le sport algérien n'en avait jamais connu auparavant. Qui rendra un jour des comptes sur tout ce gâchis '
Il ne fallait pas attendre grand-chose du bilan moral. Celui de l'exercice 2011 avait déjà été rejeté lors de l'AG du 24 novembre 2012 et à l'époque il touchait le président et le Comité exécutif puisque les deux parties avaient travaillé ensemble durant l'année en question. Pour ce qui est de l'exercice 2012, il a suivi le même chemin, accentué par le fait qu'il a concerné une année où le président et le Comité exécutif étaient en total désaccord. Malgré tout, le président a précisé que ce vote défavorable touchait les deux parties ajoutant que la logique voudrait qu'aucune des deux ne devrait se porter candidate pour un nouveau mandat.
Quant au bilan financier, il a connu un moment fort lors de l'intervention à la tribune du commissaire aux comptes, M. Mohamed Henni. Il faut savoir que ce dernier avait certifié le bilan de 2011 mais avec des réserves. Il a récidivé jeudi pour l'exercice 2012 à propos duquel il a fait de nombreuses révélations entachées d'anomalies qui ont fait de l'ombre à la crédibilité de l'équipe qui a géré le COA durant le mandat qui est en train de prendre fin. Quand, par exemple, on apprend que durant l'année 2012, il y eut 17 missions à l'étranger et que seuls 9 rapports de mission ont été rédigés, il y a de quoi se poser des questions. Quand le commissaire aux comptes déclare n'avoir jamais reçu le contrat signé par le COA avec un de ses sponsors, le doute prend de l'ampleur.
Quand il déclare que la Solidarité olympique internationale verse chaque année une certaine somme au COA, lequel ne s'est pas plié en 2012 aux exigences qu'impose le contrôle de l'utilisation de cet argent (système du double contrôle, un interne et un externe à la structure), il enfonce encore plus la structure olympique.
Toujours est-il que ce commissaire aux comptes fera savoir à l'assistance qu'un tel bilan ne mérite pas d'être certifié mais qu'il le certifiera quand même pour ne pas léser le COA, déjà désargenté par le fait qu'il n'a pas reçu de subvention étatique depuis un certain nombre d'années. «Je ne veux pas priver le COA de l'aide de l'Etat cette année mais je le fais à la condition que toutes les réserves que j'ai émises soient levées avant le mois de juin prochain.» Que restait-il alors à faire à l'AG sinon qu'à refuser d'adopter ce bilan financier '
Un autre revers pour l'équipe qui a dirigé le COA durant ces 4 dernières années qui saura que pour l'histoire elle a été la première direction à être sanctionnée par son assemblée générale. Un verdict qui commande à tous ces gens-là de partir.
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