Alger - A la une

Bilan, hygiène et développement rural



Bilan, hygiène et développement rural
La première session ordinaire de la nouvelle Assemblée populaire de wilaya de Boumerdès s'est déroulée lundi et mardi derniers avec à l'ordre du jour le bilan de l'exercice 2012 et les perspectives pour 2013, la gestion des déchets ménagers et des décharges publics ainsi que le développement rural.
Après la présentation du bilan par un membre de l'exécutif, les élus sont intervenus pour faire cas des insuffisances relevés dans de nombreux secteurs. Au niveau de la santé, il a été constaté l'absence de structures dans certaines zones enclavées et le manque de scanner au niveau de la wilaya et de certains équipements, notamment aux hôpitaux de Dellys et de Thénia. Le secteur de l'agriculture, quant à lui, traîne encore le problème des droits de jouissance pour les exploitants (sur 4.755 demandes, seulement 200 ont été traitées) alors que l'agriculture de montagne n'est pas suffisamment prise en charge. Le chômage étant la principale préoccupation, il se trouve que paradoxalement le secteur agricole manque de main-d'oeuvre alors que le secteur industriel se cherche toujours à travers la mise en place de zones d'expansion économique pour offrir définitivement des assiettes foncières pour les investisseurs. Le transport, pour sa part, attend toujours un plan de circulation, les parkings et les gares routières tant promis. Les travaux publics font face au mauvais état des routes et à des menaces d'affaissements de terrain comme à la cité Afrique de Thénia. Quant au logement, on espère la réalisation dans les délais de 40.000 unités et surtout le relogement des familles qui se trouvent dans les chalets. Ces derniers, après une dizaine d'années d'existence, menacent sérieusement la santé des habitants. Un élu a parlé de «bombe à retardement» si aucune solution n'est trouvée dans les plus brefs délais. La question des marchés de proximité qui font défaut a été relancée. Enfin, tous les problèmes de la wilaya ont été passés en revue. Toutefois, la lancinante problématique de l'emploi n'a pas trouvé une réponse à sa mesure en l'absence du directeur qui exerce en même temps comme directeur par intérim pour Alger. Les jeunes demandeurs d'emploi se plaignent de la mauvaise réception des employés de cette direction et des lenteurs dans le traitement des dossiers. Un élu a cité le cas d'attente d'un à deux ans pour se voir signifier un «dossier rejeté». L'après-midi a été consacrée à la réponse des directeurs de l'exécutif qui ont apporté des éclaircissements. Le directeur de l'hydraulique a reconnu une disparité dans les plages horaires de distribution en justifiant cet état de fait par les transferts en cours et les difficultés des reliefs, comme c'est le cas à Timezrit, ainsi qu'au mode de gestion. Il a annoncé que ce dernier problème verra sa résolution à travers la généralisation de la gestion à l'Algérienne des eaux. Quant aux fosses septiques, au nombre de 13.945, elles seront progressivement éradiquées d'ici à 2014, selon lui. Dans la localité de Béni-Thour, la population a récemment fermé l'APC de Dellys pour protester contre les mauvaises conditions de vie même si le problème de manque d'eau est en passe d'être réglé avec l'achèvement du raccordement (taux à 75% actuellement) alors que celui de Benchoud, non loin, est à hauteur de 90%. La commune d'Afir, pour sa part, bénéficiera de l'eau à partir du dessalement de l'eau de mer via Dellys, un réseau en période d'essai. Plus à l'ouest, Bordj Ménaïel, Ouled Moussa, Boudouaou et Hamadi verront dans quelques semaines la mise en service d'un nouveau réseau d'AEP à partir du barrage de Taksembt. Dans l'ensemble, il est question d'un nouveau schéma directeur dont l'appel d'offres international vient d'être lancé. De même, l'irrigation fait l'objet d'attention. Sur 45 retenues colinéaires que compte la wilaya, 20 seulement sont en exploitation, les agriculteurs ayant des à se constituer en groupes d'exploitants. De plus, les trois périmètres d'irrigation sont peu fonctionnels. Celui de Chender n'est pas encore réceptionné alors qu'il a débuté en 2000. Par ailleurs, la steppe de Boudouaou est en voie de structuration. L'agriculture de montagne, selon son directeur, a vu des investissements dans le domaine des huileries où 11 ont été soutenues ce qui porte à 40 unités dans les zones oléicoles. Un programme portant sur 667 ha à valoriser et 235 pour le greffage est en cours. Toutefois et malgré la création de 48.000 emplois dans le secteur en 2011/2012, le manque de main-d'oeuvre persiste. Les complexes Eriad de Corso et de Baghlia s'apprêtent à reprendre du service après une fermeture de plusieurs années. Le premier fait l'objet de rénovation par Eriad Corso et le second a été repris dans le cadre d'un partenariat. En parallèle, la filière lait verra la création de laiteries et celui des viandes d'abattoirs à l'est de la wilaya. Enfin, les interventions des responsables des autres secteurs feront l'objet de papiers ultérieurs en raison de la richesse de la matière et de la spécificité des difficultés.
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)