
Après avoir signé des conventions d'abord avec des officines, ensuite avec des médecins traitants et un peu plus tard avec des centres de soins privés spécialisés et des entreprises de transport (ambulances), la Cnas a décidé de se rapprocher des laboratoires en vue de permettre aux assurés sociaux de faire des analyses médicales dans le cadre du système du tiers payant. Cela dit, les frais d'analyses sont pris en charge par la Sécurité sociale à un seuil qui est défini selon les cas. C'est ce qu'a fait savoir leDr Mohieddine Ouagnouni, directeur du contrôle médical auprès de la Cnas, lors de la journée de formation dédiée à la presse, organisée hier à Alger, dans l'optique de vulgariser les missions de cette institution. Selon ce responsable, la Cnas s'est lancée dans une opération d'amélioration des prestations mais aussi d'intensification du contrôle administratif. Car il s'agit, selon le Dr Ouagnouni, de dissuader l'assuré social de recourir à des arrêts de travail de complaisance. Un phénomène qui engendre un impact négatif, non seulement sur la Sécurité sociale, qui doit assurer son équilibre financier, mais aussi sur la rentabilité de l'entreprise. Désormais, un arrêt de travail d'une journée est soumis à un contrôle administratif. Des agents agréés de contrôle se déplaceront de manière inopinée au domicile pour s'assurer si le malade se trouve réellement chez lui. « Si l'assuré n'est pas à son domicile dans une plage horaire bien déterminée, par exemple de 10 à 16h, son arrêt de travail sera rejeté », a-t-il expliqué. La Cnas adressera dorénavant une notification à l'employeur de toute décision relative aux arrêts de travail de son employé. Par ailleurs, et à titre indicatif, la femme enceinte doit savoir que tout arrêt de travail qui intervient entre le 6e et le 9e mois et qui n'est pas médicalement justifié et indemnisé par la Sécurité sociale, peut remettre en cause les droits liés à la maternité. L'autre information découlant de cette journée de formation se rapporte à la possibilité d'élargir la nomenclature des pathologies prises en charge à 100%. L'article 21 du décret n°84-27 du 11 février 1984 prévoit une liste de seize affections de longue durée, lesquelles nécessitent une prise en charge à 100%. Une réflexion est lancée pour élargir cette liste en introduisant certaines maladies chroniques, citant entre autres le glaucome. Toutefois, aucune décision officielle n'est prise dans ce sens. Mounir Boukrine et Mohamed Bousnane, respectivement chef de département au niveau des prestations et chef de département au niveau de la direction du contrôle médical, ont axé leur intervention sur les missions du contrôle médical ainsi que sur l'évolution historique du système de la Sécurité sociale.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Wassila Ould Hamouda
Source : www.horizons-dz.com