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Benyounès table sur un bon score aux législatives



Benyounès table sur un bon score aux législatives
« Pour les prochaines élections législatives, nous voulons garder, au minimum, notre position de troisième force politique du pays », a déclaré, hier, à Alger, son secrétaire général, Amara Benyounès, qui s'est exprimé à l'ouverture des travaux du deuxième congrès national ordinaire du parti organisé à l'hôtel Hilton d'Alger.Benyounès a appelé les militants et les cadres du parti à la mobilisation. Il a insisté sur la transparence qui doit caractériser la confection des listes des candidats. Il a estimé que la compétence doit être un élément-clé dans cette opération. Benyounès a soutenu que le soutien de sa formation au président de la République est avant tout « politique ». Il a ajouté que l'époque des putschs est révolue. Pour lui, la violence engendre le chaos et jamais la démocratie. « Ceux qui veulent la Présidence doivent attendre 2019 », a-t-il dit. Il dira que l'Algérie n'est pas à l'abri des risques de déstabilisation. Raison pour laquelle, il a souligné que l'unité nationale doit être renforcée et primer sur tous. « Avant d'être des libéraux, nous sommes d'abord des Algériens. Avant d'être des socialistes, nous sommes d'abord des Algériens », a-t-il lancé. Evoquant la situation économique du pays marquée par la très forte baisse des revenus pétroliers, le SG du MPA a estimé que le gouvernement n'a pas d'autre choix que d'engager des réformes économiques « profondes » et « audacieuses ». Le seul moyen, selon lui, d'empêcher le pays de « s'enfoncer dans une situation économique chaotique ».Benyounès se dit conscient que l'application de ces réformes sera « douloureuse » pour les citoyens. Mais, à ses yeux, c'est un mal nécessaire pour éviter les mesures antisociales du Fonds monétaire international (FMI). Le patron du MPA dit ne pas comprendre l'attitude de certaines parties qui temporisent, au nom de la souveraineté nationale. « Le statut quo, c'est le FMI, ce n'est pas la souveraineté nationale », a-t-il clamé. Et d'accuser « les opposants à ces réformes de conduire le pays à la dérive ». Abordant le système éducatif, Amara Benyounès a indiqué : « Nous voulons une école qui forme des citoyens et non des militants. » Pour lui, l'école est un espace de savoir et non un terrain de compétition politique et idéologique. La justice doit, selon lui, être indépendante pour pouvoir consacrer l'Etat de droit.1.392 congressistes représentant les 48 wilayas du pays prennent part à ce congrès dont les travaux devraient durer deux jours. Le conclave doit se terminer par l'élection d'un nouveau secrétaire général. Toutefois, l'actuel SG du parti devrait, sauf surprise, succéder à lui-même pour un nouveau mandat. A noter que les travaux du congrès se poursuivront aujourd'hui au Village des artistes de Zéralda.
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