Alger - A la une

Bensalah insiste sur le dialogue comme moyen d'expression des revendications



S'exprimant dans une allocution à l'ouverture de la session ordinaire du Conseil de la nation, lundi à Alger, le président du Conseil de la nation, Abdelkader Bensalah a indiqué que «la meilleure façon d'exprimer une revendication ou une préoccupation, reste le dialogue», tout en appelant à «éviter d'impliquer les institutions républicaines et leurs symboles dans un débat stérile et inutile».Dans ce contexte, le Gouvernement œuvre à prendre en charge les revendications légitimes, parmi celles que soulèvent certaines catégories sociales, induites par la disparité dans le rythme de réalisation des projets d'un secteur à l'autre et d'une région à l'autre, ce qui engendre des dysfonctionnements qu'il faut traiter de manière graduelle et dans les délais nécessaires, a expliqué Bensalah, avant d'ajouter : «Même si on est compréhensifs vis-à-vis des revendications rationnelles, il n'en demeure pas moins que l'on s'inscrit en porte-à-faux avec les positions de ceux qui appellent à investir la rue et en faire un lieu de protestation, de manifestation et de revendications».
Cela dit, le président du Conseil de la nation a souligné «l'importance et la nécessaire conjugaison de nos efforts, afin de renforcer la cohésion nationale et consolider l'unité nationale à travers l'unification de nos rangs d'autant plus que nous faisons face à une conjoncture politique et sécuritaire difficile, ce qui constitue une menace permanente tout au long de nos frontières». Ainsi, le devoir impose-t-il à toutes les franges de la société, toutes tendances politiques confondues (classe politique en premier), à revoir son évaluation de la situation et revoir les priorités et les revendications, de manière à préserver l'intérêt supérieur du pays face aux défis et batailles qui l'attendent, en premier lieu la crise financière, la diversification de l'économie et l'approfondissement de la pratique démocratique.
S'adressant à la classe politique, l'a appelée à élever le niveau du débat politique et à «éviter d'impliquer les Institutions Républicaines et leurs symboles dans un débat stérile et inutile». Pour ce qui est des institutions jouissant d'une influence sur l'opinion publique, notamment les médias et les acteurs de la société civile, le président du Conseil de la nation les a exhortés «à assumer leur rôle en matière de sensibilisation quant aux difficultés et aux défis que nous imposent l'étape actuelle, tout en sollicitant la participation de tout le monde, à garantir le climat nécessaire, empreint de démocratie, de transparence et d'intégrité, lors des prochaines élections, afin de choisir les personnes les plus aptes à assumer une bonne gestion du pays et de ses institutions».
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