L'île de Rachgoun, ou plus communément«Layâlâ», île située à quelques brasses au nord-ouest de Béni-Saf, fait l'objetactuellement d'un projet pour passer sous le statut de site Ramsar ou plussimplement zone humide, a-t-on appris du responsable du service protection auniveau de la Conservation des forêts de la wilaya d'Aïn Témouchent, M.Zerhouni. Une étude technique complète - prototype Ramsar -, réalisée par cemême service, a été transmise récemment à la tutelle, à Alger. Cette dernièredevrait engager la procédure au classement. Ramsar est une organisation internationaledont le siège se trouve en Suisse et dont la mission est de protéger les sitesnaturels maritimes reconnus entre autres. L'idée du classement de l'île deRachgoun en réserve naturelle maritime date de 2000. La wilaya de AïnTémouchent avait à l'époque, engagé une action dans ce sens.De ce qui ressort d'un guide Ramsar, unezone humide devrait être considérée comme un site d'importance internationalesi elle abrite des espèces vulnérables, menacées d'extinction ou gravementmenacées d'extinction ou de communautés écologiques menacées. Elle devraitcependant contenir un exemple de représentation rare ou unique de type de zonehumide. L'île de Rachgoun, qui présente un patrimoine maritime d'une richesseconsidérable, demeure non habitée sans aucune vie. Ce site historique reste untrésor en sommeil, exposé à l'usure et à la détérioration qui ont atteint unseuil critique. Ce patrimoine peut devenir un patrimoine culturel ettouristique promotionnel, si les autorités et les responsables des secteursliés à ce patrimoine national attachent de l'importance à la réhabilitation decette île.C'est là une richesse précieuse etirremplaçable, qui peut devenir un atout essentiel pour développer le tourismecôtier dans les années à venir. Les gens viendront trouver ce qu'ils ne peuventtrouver ni en Espagne ni nulle part ailleurs. Les chercheurs de la fondation«Nicolas Hulot», lors de leur mission sur l'île de Rachgoun, avaient relevé quele site abrite un bon nombre d'espèces (faune et flore) que l'on ne trouve pasbeaucoup ailleurs et dont certains sont en danger de régression, voire dedisparition. Malheureusement, ces mêmes chercheurs ont aussi relevé quel'écosystème de l'île est en déséquilibre à cause d'une surpopulation degoélands et de la présence d'une décharge à ciel ouvert. L'île, célèbre pourson histoire, surmontée d'un célèbre phare, a été de tout temps livrée àelle-même, et n'a cessé de subir d'année en année des dégradations. Plusieursespèces, comme le dauphin, ont disparu à cause de l'homme et de ses manoeuvres.Pourtant, la sonnette d'alarme a été maintes fois tirée par des ONG. L'objectifde la mise en évidence de ces sites est de centrer les efforts de conservationsur ces zones à la fois riches et fragiles. L'idée ou l'arrière-planconsisterait, selon un missionnaire de la fondation Hulot, de construire unréseau de gestionnaires autour de la méditerranée, un projet de préservationdes sites marins et de leur mise en valeur. Pour l'heure, au moins 104 espècessont en danger de disparition, notamment le phoque-moine, les tortues marines,les oiseaux marins, dits de «tempête» et les plantes sous-marines comme laposidonie. La chasse, la pollution et la destruction des sites de reproductionen sont les principales causes. Cependant, l'île de Rachgoun Zone humide, c'estbien mais il faut penser comment la protéger et comment la sauvegarder ?
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Mohamed Bensafi
Source : www.lequotidien-oran.com