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BéNI MAOUCHE (BEJAIA) Laâzib n'Sidi Saddek immortalise ses martyrs



BéNI MAOUCHE (BEJAIA) Laâzib n'Sidi Saddek immortalise ses martyrs
La cérémonie, qui s'est déroulée dans une ambiance de fête, a vu la présence d'une foule nombreuse, parmi laquelle figuraient des anciens combattants, des responsables locaux, dont le P/APC, des élus locaux et le chef de daïra de Béni Maouche, ainsi que des représentants de la société civile.Naguère abandonné par la majorité de ses habitants, qui ont préféré vivre sous des cieux plus cléments, le paisible village de Laâzib n'Sidi Saddek, situé à la lisière des frontières entre Béjaïa et Sétif, à une douzaine de kilomètres du chef-lieu de la commune de Béni Maouche, semble renaître de ses cendres à la faveur d'une journée commémorative organisée dernièrement à la mémoire des martyrs tombés au champ d'honneur pendant la guerre de Libération nationale. En effet, grâce au concours de l'APC de Béni Maouche, de l'association Mechâal El-Chahid et du bureau local de l'Organisation nationale des moudjahidine (ONM), une stèle érigée à la mémoire des martyrs de la région a été inaugurée dans la placette du village. La cérémonie, qui s'est déroulée dans une ambiance de fête, a vu la présence d'une foule nombreuse, parmi laquelle figuraient des anciens combattants, des responsables locaux, dont le P/APC, des élus locaux et le chef de la daïra de Béni Maouche, ainsi que des représentants de la société civile... Dans la matinée, les invités de Laâzib n'Sidi Saddek ont été conviés à visiter le domicile natal du chahid Si Moussa Seddiki, commissaire politique, dont les deux fils Douadi et Mohand Lekehel ainsi que son frère Hammouda sont tombés au champ d'honneur. Selon l'ancien moudjahid Mohamed Bachir Seddiki, qui n'est autre que le fils du défunt Si Moussa, son père fut tué, les armes à la main, par l'armée coloniale, le 11 décembre 1960, dans les maquis de Taourirt Iarassiyen, douar de Béni Affif, relevant de l'actuelle commune de Béni Chebana (wilaya de Sétif). Relatant les difficultés socioéconomiques et les mauvaises conditions climatiques vécues jadis par les habitants de Laâzib n'Sidi Saddek, notre interlocuteur a tenu à nous rappeler que son village natal avait connu un exode rural massif ces dernières décennies, en raison de l'isolement et du manque criant de moyens dans cette zone reculée et délaissée. "Il est navrant de constater aujourd'hui, 50 ans après l'indépendance, qu'un village de 21 martyrs (reconnus officiellement) ne dispose même pas d'une route digne de son nom. Outre l'état piteux du chemin reliant notre village à la RN74, notre école primaire est fermée depuis 2003 et son état se dégrade de jour en jour", s'est indigné cet ancien moudjahid. Ce dernier, un retraité des services des Forêts, dont la famille s'est installée à Alger, déplore que son village natal soit déserté au point que "seule une vingtaine de familles y vit actuellement." Pour sa part, le maire de Béni Maouche, Khaled Loudjani, a tenu à nous faire savoir que ses services ont déjà inscrit bon nombre d'opérations au profit de Laâzib n'Sidi Saddek, qui seront réalisées en fonction des priorités du village, telles que "la réouverture prochaine de l'école primaire, le bitumage de la route, l'assainissement, l'éclairage public...".
À noter qu'après l'inauguration du mémorial des chouhadas, l'assistance se dirigera vers l'école primaire du village où une série de conférences et témoignages seront animés par quelques figures de la guerre de Libération nationale, dont l'ex-ministre Si Abdelhafit Amokrane, Si Rachid Ouattah, Si Amer El-Hafti, Si Mohamed Mezahri...
Il faut préciser que la stèle du village a été réalisée bénévolement par le jeune Toufik Seddiki, ingénieur en génie civil, natif de Laâzib n'Sidi Saddek. Il a été d'ailleurs honoré lors de cette cérémonie de remise de prix et de médailles aux membres des familles des martyrs de la révolution.
K. O
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