La ministre de l'Education nationale a tenu à apporter des précisions quant à l'interdiction de la prière dans les enceintes scolaires qui a soulevé, dernièrement, une véritable levée de boucliers de la part des milieux islamo-conservateurs qui ne ratent aucune occasion pour réclamer sa tête.M. Kebci - Alger (Le Soir) - Pour Nouria Benghabrit, sa toute récente déclaration ayant trait à la prière dans les écoles ne signifiait en aucune façon une quelconque remise en cause des constantes que même le colonialisme français n'a pu ébranler.
S'exprimant, avant-hier, dans le cadre d'une séance de questions orales à l'Assemblée populaire nationale, la ministre a tenu à recadrer le «faux débat» engagé aussitôt suite à sa toute récente déclaration sur l'interdiction de la prière dans les écoles.
Pour Benghabrit, son propos récent «n'était pas une remise en cause des constantes de la nation mais tout simplement lié à des emplois du temps qu'il faudra respecter à l'intérieur des établissements scolaires».
Et d'ajouter fort à propos que les mosquées sont là pour concrétiser cette harmonie et cette cohérence, estimant que les constantes nationales étaient, pour elle, une «ligne rouge», comme pour répliquer à ses détracteurs se recrutant dans les milieux islamo-conservateurs qui ne ratent aucune occasion pour lui tomber à bras raccourcis, réclamant, dans la foulée, sa tête.
Il faut, peut-être, rappeler la genèse de cette énième «affaire » de la prière à l'école qui a soudainement suscité des attaques acerbes des milieux islamo-conservateurs qui se sont, aussitôt, mis à ruer dans les brancards.
Tout a commencé lorsque la directrice de l'Ecole internationale d'Algérie à Paris en France, a renvoyé une élève qui a accompli sa prière à l'intérieur de l'établissement. Suite à quoi, la ministre de l'Education nationale est intervenue pour encenser cette directrice, affirmant que «l'école est un lieu du savoir et la prière se fait à la maison». Suffisant pour les islamistes et leurs pairs conservateurs pour engager aussitôt une polémique, une énième, mettant à profit les relais médiatiques et les réseaux sociaux pour enclencher une autre campagne de dénigrement et d'anathèmes contre la ministre de l'Education nationale. Des médias acquis à ce courant rétrograde qui sont allés jusqu'à l'accuser de s'en prendre à l'islam, réclament ainsi son renvoi du gouvernement.
Sur un tout autre plan, la ministre de l'Education nationale a estimé que les revendications socioprofessionnelles des assistants et autres superviseurs du secteur étaient prises en charge comme c'est le cas pour les autres corps, et ce, selon elle, à l'effet de «garantir un parcours professionnel ordinaire pour leur promotion». Et de rappeler, dans la foulée, l'intégration des assistants d'éducation jouissant d'une ancienneté de 10 ans au grade d'assistant principal d'éducation et des assistants d'éducation ayant 10 ans d'expérience et titulaires d'un diplôme d'études universitaires appliquées (DEUA) ou d'un diplôme équivalent au grade de superviseur d'éducation.
M. K.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Mohamed Kebci
Source : www.lesoirdalgerie.com