C'est aujourd'hui, samedi, qu'Ali Benflis formalisera sa retraite politique à l'occasion d'une session du comité central du parti qu'il préside, les Avant-gardes des libertés.M. Kebci-Alger (Le Soir) - Cette réunion, extraordinaire, de l'instance délibérante entre deux congrès, aura comme principal point à l'ordre du jour, un changement au niveau de la direction nationale après la décision du président du parti de se retirer de la scène politique.
Une décision que Ali Benflis a prise le 13 décembre dernier au lendemain de l'élection présidentielle à l'issue de laquelle il s'est classé à la troisième place du podium, derrière le vainqueur, le Président élu Abdelmadjid Tebboune, et le président du mouvement El Binaa, Abdelkader Bengrina. Une troisième défaite après celles de 2004 et de 2014, qui a poussé l'ancien chef de gouvernement à décider de rentrer chez lui et à passer, du coup, le témoin aux jeunes générations militantes au sein du parti ; comme il l'a affirmé dans une courte déclaration.
Cette session du comité central du parti des Avant-gardes des libertés, qui aura lieu à El Hamiz, à l'est de la capitale, la dernière activité organique pour Benflis, a été précédée, hier vendredi, dans la matinée, par une réunion du bureau politique du parti. Avec comme point unique à l'ordre du jour, la nomination d'un secrétaire général de cette instance exécutive qui devra assurer l'intérim jusqu'au congrès ordinaire prévu en juin prochain. Un poste pour lequel, avons-nous appris, hier vendredi, d'une source proche de la direction nationale du parti, quatre noms sont avancés. Il s'agira, donc, lors de cette session du bureau politique, de choisir parmi ce quatuor. Dans ce sens, le nom de Abdelkader Saïdi reviendrait avec insistance pour succéder provisoirement à Ali Benflis à la tête du parti. Ceci même si le nom d'un autre cadre du parti, jeune, Chakib Ismaïl Kouidri, en l'occurrence, et qui a été directeur de campagne chargé de la communication au sein de la direction nationale de la campagne électorale de Benflis lors de la dernière élection présidentielle installée le 28 octobre dernier, serait également avancé pour assurer l'intérim à la tête du parti des Avant-gardes des libertés jusqu'au prochain congrès ordinaire.
Pour rappel, le parti des Avant-gardes des libertés a tenu son congrès constitutif le 13 juin 2015 avant que le ministère de l'Intérieur, des Collectivités locales et de l'Aménagement du territoire ne lui délivre, trois mois plus tard, en septembre de la même année, le fameux sésame, l'agrément qui lui a permis d'activer en toute légalité.
Un parti qui s'est rangé dès sa création au sein de l'opposition. Il a, dans ce cadre, pris part à toutes les initiatives de ce pan de la classe politique, mettant le doigt, notamment, sur le vide au plus haut sommet de l'Etat du fait de la maladie de l'ex-président de la République déchu et de la mainmise de ce qu'il a appelé les forces extraconstitutionnelles qui ont pris en otage l'Etat avant que l'insurrection citoyenne du 22 février dernier n'intervienne pour les dégager.
M. K.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Mohamed Kebci
Source : www.lesoirdalgerie.com