Alger - A la une

Benflis préconise un système économique alternatif



Benflis préconise un système économique alternatif
Le risque d'une crise économique qui plane sur le pays préoccupe le président de Talaiou El-Hourriyet, Ali Benflis, pour qui le discours que tient le pouvoir n'est "ni convaincant ni responsable". Pour lui, un programme économique alternatif est plus que jamais nécessaire pour éviter au pays une crise économique aiguë dans les toutes prochaines années à venir.Rejetant de fond en comble les mesures prises par le pouvoir dans le cadre de la LFC 2015, il recommande d'aller, et sans perdre de temps, vers des réformes structurelles pour sortir du système rentier et de la dépendance aux hydrocarbures. Des réformes, insiste-t-il, qui doivent consacrer un système économique répondant aux nouvelles donnes imposées par la mondialisation, et du coup, mettre fin à l'orientation économique du "ni, ni" adoptée, jusque-là, par le pouvoir. Pour étayer ses propos, Benflis souligne que les mesures prises dans le cadre de la LFC 2015 dont l'objectif déclaré de diversifier l'économie et de créer de la richesse hors hydrocarbures ne peuvent générer que 250 à 350 milliards de dollars en deux ans. Ce qui, dit-il, représente en fait "une goutte d'eau dans l'océan" face aux dépenses de l'Etat qui s'élèvent à plus de 60 milliards de dollars par an. Rappelant que l'Etat avait dépensé une moyenne de "800 milliards de dollars" en 12 ans, l'ancien chef de gouvernement alerte contre une baisse des recettes pétrolières de l'ordre de "50% d'ici à la fin de l'année". Ce qui peut affecter sérieusement le budget de l'Etat qui représente entre 60 et 70% des recettes pétrolières, indiquant quel'Etat accuse, d'ores et déjà, un déficit de "2 600 milliards de dinars", soit 26 milliards de dollars. Un chiffre qui nous rappelle, on ne peut mieux, une crise bien lointaine... Benflis souligne, par ailleurs, que les importations du pays s'élèveraient entre "80 et 90 milliards de dollars", et non pas 60 milliards de dollars comme le soutient le pouvoir, en excluant, dit-il, les importations spécifiques et la facture des services.F. A.


Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)