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BENAISSA À PROPOS DE LA DIVERSIFICATION DE L'ECONOMIE NATIONALE : «Le processus est bien engagé»



Pour le ministre de l'Agriculture et du Développement rural, Rachid Benaïssa, le niveau de croissance de l'agriculture sera plus élevé à mesure que la demande de l'industrie agroalimentaire sera grandissante.
Mehdi Mehenni Alger (Le Soir) - Le premier bilan du programme d'appui et de diversification de l'économie en Algérie, lancé en 2009 à l'issue d'une convention avec l'Union européenne, a été présenté hier à Alger, en présence du ministre de l'Agriculture Rachid Benaïssa, celui du Tourisme, Mohamed Benmeradi, le secrétaire général du ministère de l'Industrie Abderezak Henni et le représentant de l'UE Alexis Konstantopoulos. Ce programme baptisé DIVECO 1, financé à hauteur de 20 millions d'euros dont 17,5 assurés par l'Union européenne et le reste par les trois secteurs algériens concernés, vise essentiellement à libérer l'économie algérienne de sa forte dépendance des hydrocarbures. Dans son intervention, Rachid Benaïssa a tenu tout d'abord, à préciser que la dépendance des hydrocarbures se situe à 98% des recettes de l'Algérie en devises. Or, soutientil « il ne faut pas perdre de vue qu'en matière de produit intérieur brut, les hydrocarbures participent à hauteur de 40 % seulement ». En d'autres termes, le ministre de l'Agriculture explique que le PIB, qui représente la richesse intérieure du pays, est assuré à plus de 60 % par d'autres secteurs que celui de l'énergie. C'est dans ce sens que Rachid Benaïssa, affirme que «le processus de diversification de l'économie du pays est bien engagé», même s'il «reste encore trop timide en matière d'exportation ». Rachid Benaïssa qui a rappelé que grâce à la politique de renouveau agricole et rural engagé en 2009, le secteur de l'agriculture a consolidé sa croissance à un taux relativement élevé de 13,8% par an, estime que l'organisation et la restructuration des filières qu'il a engagée depuis quatre ans ont permis une certaine visibilité qui offre aujourd'hui aux opérateurs de l'industrie agroalimentaire un vis-à-vis et des interlocuteurs identifiés. Estimant que la base est aujourd'hui là, le ministre pense que la demande grandissante de l'industrie agroalimentaire fera le reste, c'est-à-dire tirer la production agricole vers le haut, pour que le niveau de croissance soit plus élevé. De son côté, le SG du ministère de l'Industrie, Abderezak Henni, a fait savoir que 80% de la production agricole dans le monde est industrialisée, contrairement à l'Algérie qui n'a pas trop misé sur la jonction entre les deux secteurs de l'agriculture et de l'industrie. «Aujourd'hui, la volonté existe et le programme d'appui est là. Nous tâcherons de travailler dans un sens intersectoriel pour atteindre cet objectif qui donnera un nouveau souffle à l'économie du pays», a-t-il soutenu. Enfin, le ministre du Tourisme, Mohamed Benmeradi s'est dit très conscient du rôle que peut jouer son secteur dans la diversification de l'économie nationale, et que pour ce faire, son département a donné la priorité à l'amélioration des prestations de services à travers la formation du personnel.
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