C'est en présence d'un public composé d'artistes, de certains membres du corps diplomatique accrédités en Algérie et d'amateurs d'art qu'a eu lieu le vernissage du Petit Format.Lors de ce vernissage, la galeriste Dar El Kenz, Mme Zahia Guelimi, a relevé la qualité de cette exposition. Elle n'a pas caché, en outre, sa fiérté d'accueillir, pour la treizième année consécutive, de nombreux peintres talentueux aussi bien professionnels qu'amateurs. «Le Salon d'automne est devenu une tradition. Chaque année, les artistes se renouvellent. A chaque salon d'automne du Petit Format, je lance de jeunes artistes en herbe, manière singulière de booster ces jeunes au-devant de la scène artistique aux côtés de leurs aînés. Le public et les artistes sont fidèles à ce rendez-vous annuel», argue-t-elle. Un simple tour d'horizon permet de recenser une centaine d''uvres aux dimensions variées et aux styles divers.
En effet, les visiteurs peuvent y admirer un ensemble de tableaux et de dessins, qui sont le fruit d'un travail assidu de 24 personnes. En effet, l'ensemble des dessins, graphismes, collages, découpages, de techniques variées et d'outils divers ne manquera pas, à coup sûr, d'étonner le potentiel visiteur.
La marraine de l'exposition, Souhila Belbahar, a réalisé exceptionnellement pour le salon deux tableaux colorés intitulés Femme pétale et Bouquet de roses. Sa peinture naïve transporte plus d'un dans un monde onirique. L'incontournable artiste peintre impressionniste et paysagiste, Bettina Heinen Ayache, offre à volonté des bouquets de narcisses à symphonie pastorale.
Abdelghani Rahmani est un jeune autodidacte qui participe à ce salon avec deux petites 'uvres. Le regard s'évade quelque peu à la vue de ces dessins, à la forme caricaturale et aux couleurs reposantes. La thématique abordée n'est autre que le rapport entre la mère et l'enfant. A travers ces traits furtifs et une palette des plus gaie, l'artiste a voulu rendre un hommage appuyé à toutes les mamans du monde. Abdelgani compte bien faire de la peinture son métier. Il exposera, au courant de ce mois, à la Bastille et à l'espace Pierre Cardin de Paris.
Diplômé de l'Ecole des beaux-arts d'Alger dans les années 1980, Briki Amar livre trois tableaux, dont la priorité essentielle est le dessin. Son travail repose essentiellement sur le papier avec l'utilisation de techniques mixtes. Briki Amar est réputé pour ses travaux à thème différents, racontant des histoires précises. Pour les besoins de ce salon, il dévoile sa collection de chapeaux et de mains. Dans un espace compartimenté en plusieurs cases, on retrouve, agencée, une série de chapeaux aux volumes et aux formes différentes. Ici et là, des chiffres agrémentent l'espace en question.
L'artiste confie que ces chiffres sont parfois en relation avec des dates ou encore avec un numéro quelconque, rappelant quelque chose. En outre, ce travail de composition, de graphisme et de dessin est mis en valeur par des tons or, voire baroques. Amar Briki est convaincu que toutes les compositions réalisées jusque-là «traduisent une certaine liberté de la forme que prend l'encre sur le papier. La priorité reste pour moi le dessin avec évidemment comme support le papier. La couleur vient en deuxième position».
Redjah Rachid est un inconditionnel des arcs des maisons de Ghardaïa. C'est en effet au cours d'un long séjour dans cette ville du M'zab qu'il a été obnubilé par ce miroitement d'arc à vue d''il. Diplômé de l'Ecole des beaux-arts d'Alger, l'artiste ne peint, en effet, que les arcs. Il n'arrive d'ailleurs pas à expliquer cette répétition. Il met en valeur sa peinture sous un plan technique. «Je suis toujours à la recherche du pourquoi de cette répétition. Mais sinon après cela, en Algérie, je suis un peu ennuyé par cette anarchie architecturale. L'arc n'est qu'un prétexte. La peinture est pour moi une véritable thérapie», explique-t-il.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Nacima Chabani
Source : www.elwatan.com