Le journaliste d'Echourouk TV, Belkacem Djir, en détention à la prison d'El-Harrach, depuis bientôt un an, a été condamné avant-hier à trois ans de prison ferme. "C'est le tribunal de Bir Mourad-Raïs (Alger) qui a prononcé le verdict du procès qui s'est déroulé le 14 juin", a rapporté le Comité national pour la libération des détenus (CNLD) sur sa page Facebook.Ce même comité a, cependant, tenu à préciser que "Belkacem Djir est poursuivi uniquement dans une affaire correctionnelle d'usurpation d'identité et chantage sur personnes" et ne manque pas de rappeler que "la chambre d'accusation de la Cour d'Alger (Ruisseau) a annoncé en date du 22 avril un non-lieu pour l'accusation d'atteinte au moral des troupes de l'armée" dont avait été accusé, au tout début, Belkacem Djir.
La publication n'a pas manqué de susciter un tollé général sur les réseaux sociaux sur les motifs qui ont amené la justice à prononcer un verdict aussi sévère. Les avis sont unanimes et dénoncent "un acharnement judiciaire et sécuritaire" mené contre les journalistes qui sont actuellement derrière les barreaux.
On citera Khaled Drareni, fondateur du site d'information en ligne Casbah Tribune et correspondant de la chaîne de télévision francophone TV5 Monde, et Abdelkrim Zeghileche, directeur d'une radio diffusée sur internet, Radio-Sarbacane, sans oublier ceux qui ont purgé leur peine.
Nabila SAIDOUN
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Nabila SAIDOUN
Source : www.liberte-algerie.com