
A l'invitation du président de la République Abdelaziz Bouteflika, le Président tunisien Béji Caïd Essebsi est attendu aujourd'hui à Alger où il doit effectuer une visite d'Etat de deux jours en Algérie.Cette visite offrira l'occasion aux deux chefs d'Etat de se pencher sur les voies et moyens de consolider les liens historiques de fraternité et de solidarité active entre les peuples algérien et tunisien, et de dynamiser davantage la coopération entre les deux pays, au bénéfice de leur développement mutuel et au service de la construction de l'Union du Maghreb arabe», souligne la même source. La rencontre «permettra aussi aux présidents Bouteflika et Caïd Essebsi de poursuivre la concertation et la coordination entre l'Algérie et la Tunisie sur des questions d'intérêt commun, notamment au niveau des régions maghrébine et sahélienne, ainsi que de la Nation arabe», ajoute le communiqué. Dans une déclaration à la presse, le président Béji Caïd Essebssi a promis de réserver à l'Algérie sa première visite à l'étranger. Durant cette visite, le président tunisien aura également l'occasion de s'entretenir avec les hauts responsables algériens sur plusieurs sujets d'actualité, notamment le dossier économique et surtout sur la situation sécuritaire qui prévaut que ce soit en Tunisie ou dans la région. Comme on le sait, la Tunisie est confrontée à plusieurs problèmes économiques et surtout sécuritaire. Comme fut le cas pour les autres pays secoués par le dit «printemps arabe», la Tunisie tente de sortir de ce «bourbier». Le tourisme seule ressource du pays a perdu beaucoup de terrain ces dernières années en raison de la désastreuse situation sécuritaire qu'a traversée la Tunisie. Cet état de fait a influé sur les caisses de l'Etat, rendant la vie des citoyens très difficile, chose qui a contraint les responsables du pays à recourir au Fonds monétaire internationale (FMI). L'Algérie a également participé en accordant une aide financière non remboursable à ce pays. Un autre protocole de la Banque centrale tunisienne, d'un montant de 100 millions de dollars américains, a été également signé par le gouverneur de la Banque d'Algérie, Mohamed Laksaci, et le gouverneur de la Banque centrale tunisienne au mois de mai 2014. Sur le plan sécuritaire, l'Algérie n'a pas manqué d'apporter son aide à la Tunisie, en matière de lutte antiterroriste. Alors que la Tunisie était occupée à organiser les élections législatives et présidentielles, l'Algérie a réussi à sécuriser ses frontières extérieures. Contrairement aux autres pays, la Tunisie a réussi à sortir indemne du traquenard dudit «printemps arabe». Malgré les assassinats politiques et les multiples actes terroristes qui ont ciblé particulièrement les forces de sécurité, le pays a réussi de résister. Après une expérience amère avec les islamistes au pouvoir, le peuple tunisien n'a pas paniqué et s'est ressaisi. Profitant des élections législatives et présidentielles, les Tunisiens ont remis les «clés» du pays à un parti laïc. N'ayant pas obtenu la majorité au cours des élections législatives, le parti dirigé par Caïd Essebssi est contraint de diriger avec la deuxième force politique de la Tunisie à savoir les islamistes d'Ennahda. Même si le pays a survécu à ce terrible «tsunami», le danger n'est pas définitivement écarté, le «loup est toujours dans la bergerie».
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Moncef Rédha
Source : www.lnr-dz.com