
Mise en exergue dans une enquête publiée par Liberté dans son édition du 23 novembre 2015 qui avait, pour rappel, contraint la maison-mère à répondre via une correspondance particulière envoyée depuis Doha, la vertigineuse hausse des prix des abonnements au bouquet satellitaire beIN Sports, comme précisé une nouvelle fois voilà quelques jours seulement par notre Radar, a été le fil conducteur du long entretien accordé à notre confrère d'El-Khabar par Ertan Özerdem, son directeur général pour la région Mena. Pour le responsable turc, Ertan Özerdem, "il existe un peu d'exagération dans ce qui se dit à propos de la politique financière du groupe en Afrique du Nord, en Algérie plus précisément, par rapport à ce qui passe ailleurs dans le monde". Dans cette interview accordée en exclusivité hier à El Khabar, Ertan Özerdem affirme ainsi que "les prix en Europe sont plus élevés que dans le monde arabe où ils ne couvrent même pas les droits de retransmission et les coûts de production des plateaux et studios qu'on offre au téléspectateur". "Le prix de l'abonnement par rapport au dollar a toujours été bas et étudié. Or, ce qui a changé la donne au niveau du marché algérien, c'est la dévaluation du dinar", estime ainsi le patron régional du bouquet qatari, pour lequel "le fait d'imposer une nouvelle taxe et un prix supplémentaire à payer pour suivre l'Euro et la Copa America n'est pas nouveau dans la mesure où c'est ce qui se fait également par les autres bouquets cryptés partout dans le monde". "Quantitativement et qualitativement parlant, ce qu'offre le bouquet beIN n'a pas d'égal dans le monde arabe, notamment concernant le prix qui, je persiste et signe, est plus bas en Algérie que dans d'autres pays arabes. C'est une conséquence du système économico-financier global. Malgré cela, nous envisageons de proposer des réductions aux premiers abonnés, ainsi qu'à ceux qui ont un engagement annuel. Mais comme on comprend quelque peu la détresse des gens à faibles revenus, j'espère que les gens auront la même compassion pour nous au vu des augmentations conséquentes et prix record des droits de retransmission, surtout que le prix des abonnements en Algérie est bien inférieur à celui opéré dans les pays du Golfe", argumentera Özerdem qui cite en exemple "le fait qu'en Algérie, l'abonnement annuel coûte 300 dollars alors qu'au Qatar il faut débourser 360 dollars pour avoir le même bouquet". "Nous accordons tellement d'intérêt au marché algérien que nous venons d'inaugurer un centre d'appels à Alger qui embauche 100 jeunes avec la mission de faciliter le contact avec nos abonnés. Nous travaillons aussi sur un projet de bouquet qui permettra au public algérien de suivre tous les grands événements sportifs et les différentes compétitions européennes sans avoir à payer une taxe supplémentaire", dira encore ledit responsable. Cela n'explique, cependant, pas d'une manière raisonnable le fait que les prix de ce bouquet se soient multipliés par cinq en l'espace de quatre années seulement, sans pour autant tenir compte du revenu du "téléspectateur moyen".
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Rachid Belarbi
Source : www.liberte-algerie.com