
Près de 10 000, soit plus exactement 9 263, ressortissants nigériens présents sur le territoire national ont été reconduits vers leur pays depuis le début des opérations de rapatriement, a indiqué le ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales, lors de son intervention jeudi passé devant les parlementaires de la Chambre haute.Selon la même source, la grande opération de rapatriement a commencé en 2014 et «a concerné à ce jour 4 659 hommes, 1 434 femmes et 3 170 enfants». Ces précisions portées par le ministre de l'Intérieur font suite à une question orale posée par le sénateur Abbas Bouamama sur la nécessité pour les déplacés africains en situation irrégulière en Algérie de respecter les lois de la République, suite à des plaintes d'habitants des régions du Sud faisant état de certaines pratiques illicites de la part de ces déplacés telles que la prostitution et la contrefaçon de monnaie.Pour M. Bedoui, «les opérations de rapatriement des déplacés nigériens se poursuivent toujours», précisant que le «dossier de rapatriement des ressortissants d'autres pays africains était à l'examen dans un cadre bilatéral». Le ministre a rappelé que ces opérations étaient réalisées en coordination avec l'Etat nigérien qui a «demandé à l'Algérie de rapatrier ses ressortissants en situation irrégulière», affirmant que l'Algérie veillait à ce que la dignité humaine et les droits fondamentaux de ces ressortissants soient respectés durant leur séjour sur son territoire. Le ministre a indiqué avoir donné des instructions «fermes» aux walis pour ne pas perdre le contrôle de la situation. Outre celui existant, un deuxième centre d'accueil des déplacés africains sera ouvert à Tamanrasset, a-t-il fait savoir. Quant à une question qui lui a été posée par le sénateur Hocine Saà'di sur l'impasse dans laquelle se trouve l'Assemblée populaire communale de Béni Ounif (Béchar), le ministre a souligné que son département préparait un projet de loi organique relatif à la consécration de la démocratie participative affirmée dans la dernière révision de la Constitution.Deux autres ministres se sont succédé à la tribune du Sénat pour répondre aux questions des sénateurs. Il s'agit respectivement du ministre de l'Energie et celui de l'Habitat. Pour Salah Khebri, il est prévu «une hausse progressive de la production nationale en hydrocarbures qui devrait atteindre 241 millions de tonnes équivalent pétrole (TEP) en 2020 grâce aux grands investissements inscrits dans l'actuel quinquennat dépassant 73 milliards de dollars». Selon lui, «la baisse de la production des hydrocarbures est une chose courante, mais les prix élevés des cours du pétrole sur les marchés internationaux avaient couvert ce recul», répondant ainsi à une question d'un membre du Conseil de la nation sur la maintenance des gisements des hydrocarbures et gaz associé non utilisés. Et d'ajouter : «La production des hydrocarbures en Algérie avait atteint en 2004 225 millions TEP, avant de s'établir à 233 millions TEP en 2007», tout en ajoutant «la production a chuté en 2008 pour frèler ses plus bas niveaux en 2013 avec 186,7 millions TEP, avant de reprendre sa tendance haussière». Pour sa part, le ministre de l'Habitat, de l'Urbanisme et de la Ville, Abdelmadjid Tebboune, a reconnu jeudi à Alger la difficulté d'intégrer les normes d'efficacité énergétique dans les programmes du secteur en raison de leur coût élevé et de la priorité accordée à la résolution de la crise de logement. Selon lui, «il est possible d'intégrer les normes d'efficacité énergétique dans les programmes du logement promotionnel public, mais il est difficile de les intégrer dans les autres programmes qui visent la réalisation d'un nombre important de logements à des prix subventionnés et symboliques parfois». Il a souligné que les coûts de réalisation de logements à haute efficacité énergétique dépassent le coût de réalisation de logements ordinaires de 15 à 25 %, et ce, en fonction des régions. Selon lui, «la généralisation de ces concepts au niveau national exige l'intensification des efforts en vue de répandre la culture de l'économie d'énergie et préserver l'environnement».Le ministère de l'Habitat avait lancé en 2011 un programme pilote de réalisation de logements à haute efficacité énergétique, en prenant en compte deux facteurs essentiels : l'amélioration du confort thermique et l'économie d'énergie. Ce programme vise la construction de 600 logements publics locatifs à Alger, Blida, Djelfa, Oran, Sétif, Mostaganem, Skikda, El Oued, Tamanrasset et Béchar.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A B
Source : www.lesoirdalgerie.com