Alger - Revue de Presse

Barkat: Des patients confiés à des médecins étrangers inexpérimentés



Lors de sa visite, hier, au CHU Mustapha Bacha à Alger, le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Saïd Barkat, a indiqué qu'il «sévira durement» contre toute transgression de la loi par certains responsables de cliniques qui sollicitent des équipes médicales étrangères pour opérer occasionnellement des patients dans le pays.

Aucune coopération de ce genre n'est permise sans autorisation du ministère de la Santé qui doit, au préalable, donner son aval. Critiquant le recours aux équipes de médecins étrangers dont l'apport en qualité n'est pas toujours «avéré» surtout lorsqu'on sait que ces équipes sont souvent composées d'un professeur et de médecins inexpérimentés «qui viennent pour apprendre», aux dépens des professeurs et spécialistes algériens plus méritants. «Nous sommes pour la coopération scientifique mais dans le cadre d'un respect mutuel», déclare le ministre qui ajoute qu'«une équipe étrangère ne peut donner de leçons à nos professeurs».

Le ministre donnera comme exemple des prouesses de nos médecins et de la santé en général, le nombre de greffes effectuées depuis 2002 et qui ont été, selon lui, des «succès». Il citera les greffes de rein (473), greffes de foie (27), greffes de la moelle osseuse (1.253), greffes de la cornée (1.200), implants cochléaires (500).

Le ministre a, par ailleurs, insisté sur la nécessité de voir le corps médical vivre décemment. «Ce n'est pas parce qu'ils appartiennent au secteur public qu'ils doivent être pauvres»

a-t-il déclaré. Avant d'appeler les professeurs et spécialistes à s'acquitter convenablement de leurs tâches et à être présents à leurs postes.

Faisant allusion au mouvement de grève qu'a connu le secteur, la ministre a soutenu qu'il n'a, à aucun moment, refusé le dialogue avec les syndicats de la santé sur les problèmes socioprofessionnels. S'agissant du générique, le ministre a indiqué que cette catégorie de médicaments couvre actuellement 29% de nos besoins. Un faible taux par rapport aux capacités existantes. Le ministre a, dans le même sillage, accusé les multinationales du médicament de s'adonner à un dumping pour vendre leurs produits à des prix dérisoires pour concurrencer les génériques locaux.


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