Constat - Narcisse Youmbi est un auteur de bande dessinée camerounais.Invité au Festival international de la bande dessinée d'Alger qui se tient à l'esplanade de Riad el-Feth, Narcisse Youmbi est un passionné de B.D, une passion qu'il cultive dès sa prime jeunesse.
«J'ai toujours été un passionné de bande dessinée, une passion que j'ai depuis l'enfance. Le dessin m'a toujours intéressé et il m'a irrésistiblement attiré. C'est quelque chose de magique, de spontané, d'expressif, parce qu'il permet d'exprimer des émotions et dire des choses de notre personne ou sur notre vécu», confie-t-il.
Habitué au Festival international de la bande dessinée d'Alger et ce, depuis la première édition ' il va même jusqu'à dire que ce dernier est comme sa famille ', Narcisse Youmbi explique : «La bande dessinée est un univers extraordinaire, quelque chose de spectaculaire ; c'est le monde du possible, où l'on peut s'exprimer librement, donner libre cours à son imagination qui, elle, est soutenue, voire renforcée, par la sensibilité du bédéiste.»
C'est alors que Narcisse Youmbi qui, très jeune, nourrissait le rêve de devenir plus tard un grand dessinateur et auteur de bande dessinée, s'est lancé dans cette sensationnelle aventure, celle du 9e art.
Toutefois, au fil de ses expériences, Narcisse Youmbi se heurte à un problème de taille : le financement.
«Nous avions des productions, des auteurs de bande dessinée, mais pas d'éditeurs», dit-il avant de renchérir : «Les éditeurs refusaient de prendre le risque d'éditer une bande dessinée, car cela lui revenait cher. Faire une B.D au Cameroun est coûteux. Donc, en tant qu'auteurs de B.D, nous nous sommes retrouvés devant un problème de financement. Un jour, nous nous sommes réunis et nous avons pu rassembler l'argent nécessaire à nos projets éditoriaux. Mais cette fois, nous nous sommes heurtés à un autre problème, celui de la distribution.»
C'est à ce moment-là que Narcisse Youmbi s'est rendu compte que la B.D n'était pas seulement pas prendre un papier et un crayon et dessiner.
«Il y a tout un processus de communication et de distribution», dit-il. Et de poursuivre : «Pour faire de la bande dessinée, il faut être accompagné par les éditeurs, les distributeurs ; il faut qu'il ait un cadre, voire un environnement favorable au développement de la B.D. Et en l'absence d'une politique appropriée à cela, il est impossible de voir un jour l'art des bulles et des onomatopées occuper une place de choix dans le paysage éditorial camerounais en particulier et africain en général.»
- Devant toutes ces contraintes, Narcisse Youmbi décide d'agir autrement, selon ses convictions. «En effet, c'est là que j'ai décidé de procéder à une autre méthode, peut-être plus difficile, mais je crois efficace pour promouvoir la B.D», souligne-t-il. Ainsi, Narcisse Youmbi s'est lancé dans l'animation. «Car, estime-t-il, l'animation peut promouvoir le 9e art, le développer, en incitant les jeunes à y prêter un grand intérêt.» Autrement dit, diffuser un film d'animation à la télévision ou sur Internet permet le développement de la B.D. Cela dit, les nouvelles technologies constituent un support important dans la promotion du 9e art, notamment en Afrique. Il a réalisé, en 2010, Papa Nzenu conte l'Afrique. Ce film est le fruit d'un atelier de création initié par Dynamic Art Vision, une maison de production algérienne qui s'est associée avec l'auteur. Papa Nzenu conte l'Afrique est le premier épisode d'une série de dessins animés. Chaque épisode raconte une histoire ou un conte appartenant à un pays africain et chaque épisode est réalisé par un jeune réalisateur du pays d'origine.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Yacine Idjer
Source : www.infosoir.com