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Badou Zaki repose le problème de la frontière algéro-marocaine



Badou Zaki repose le problème de la frontière algéro-marocaine
Profitant de la remise du trophée de la Coupe d'Algérie à son désormais ancienne équipe le CR Belouizdad, par le Premier ministre algérien Abdelmadjid Tebboune, mercredi, le coach marocain Badou Zaki s'est permis de le solliciter pour la réouverture de la frontière entre l'Algérie et le Maroc, fermée depuis août 1994. "Je ne suis pas politicien et je ne fais pas de politique", a-t-il tenu à préciser, avant de formuler, à l'adresse du Premier ministre algérien, son v?u de voir la frontière rouverte. Au-delà de la réponse diplomatique du chef du gouvernement algérien "Inchallah khir", que le gardien de but légendaire des Lions de l'Atlas a lui-même confirmée jeudi sur un plateau de la chaîne de télévision privée El-Djazaïria One, cette requête a le mérite de reposer avec acuité ce problème nuisible aux deux pays. Il faut rappeler que la carrière internationale du footballeur Badou Zaki est intimement liée à l'Algérie, contre laquelle il a été convoqué pour la première fois en décembre 1979 pour le match retour (défaite du Maroc 3 à 0, au stade du 5-Juillet) entrant dans le cadre des éliminatoires des jeux Olympiques de 1980, suite à la retentissante défaite du Maroc au match aller (1-5 au stade d'honneur de Casablanca). Ce bref rappel historique étant fait, on ne peut douter de la sincérité de Badou Zaki, qui a évoqué les souffrances de certains de ses proches résidant dans la ville d'Oujda toute proche de la frontière, pour justifier sa requête. Il faut dire que cette fermeture n'est profitable ni à Alger ni à Rabat. En raison des conséquences néfastes sur le plan économique non seulement pour les deux pays, mais pour l'ensemble des pays du Maghreb, dont l'Union (UMA) n'a jamais pu être opérationnelle, il serait sage que les responsables algériens et marocains se décident à discuter de ce sujet.Ce ne sont pas les sujets de discorde qui manquent entre l'Algérie et le Maroc pour diverses raisons, mais peut-on se permettre de continuer à faire le sourd-muet-aveugle sur une question aussi cruciale pour l'économie des deux pays ' La réponse est assurément non, car ce n'est dans l'intérêt de personne. Reste à savoir si le bon sens finira un jour par l'emporter à travers une initiative louable, qui mettrait de côté tous les différends (réels et factices) empêchant des discussions franches entre Alger et Rabat ' L'espoir fait vivre, dit-on !Merzak Tigrine
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