
Issu du découpage administratif de 1984, Bachdjerrah veut opérer une rupture avec son statut d'une terre d'asile, donc synonyme de bidonvilles. Désormais, Bachdjerrah se veut une commune émergente.Il y a comme un air de modernité qui souffle en faveur de la commune de Bachdjerrah,vu l'avant-projet de développement (PCD) qu'a introduit l'exécutif municipal aux fins d'examen et d'approbation, auprès du wali délégué à la circonscription administrative d'El-Harrach, a-t-on su de Sahraoui Bouzid, le maire de Bachdjerrah.Première innovation du genre, l'édification d'un parking à étage d'une capacité de 1500 boxes de parking, identique à celui qui se fait au quartier Châteauneuf à El-Biar : "La commune de Bachdjerrah a évolué depuis l'ouverture de deux bouches de métro, dont les stations de Bachdjerrah-Tennis et l'autre face à la cité Egeco. D'où l'urgence d'inclure dans notre PCD, le montage d'un parking à étages afin de répondre aux besoins de l'incessant flux d'usagers véhiculés, qui affluent pour la plupart de la commune de Birkhadem ainsi que de Semmar et de la méga cité de Aïn Naâdja de l'avoisinante commune de Gué de Constantine. D'ailleurs, la conjoncture s'y prête à la faveur de l'étude qu'avait ordonnée la wilaya d'Alger auprès d'un bureau d'études spécialisé, où l'intitulé du projet prévoit de satisfaire aux besoins de la capitale estimée à quelques 50 000 boxes de parking. A ce propos, cela convient pour favoriser l'intégration des parkingueurs dans la sphère formelle de l'Etablissement de gestion de la circulation et du transport urbain (EGCTU)" a tenu à préciser notre interlocuteur. Du reste, la commune de Bachdjerrah va opérer une rupture avec son statut d'une terre d'asile pour l'exode rural, qui avait concouru au désordre urbain généré par la densité inhumaine des cités Palmiers et Boumâaza qui furent construites sur une superficie de 4,5 ha durant la période de 1958 à 1962 pour loger nos aînés, ces indigènes, aux côtés des troupes de la garde mobile, a-t-on appris sur les décombres d'un site qui avilissait l'aspect urbain de Bachdjerrah : "Outre l'intention de doter nos concitoyens d'un parking, nous prévoyons d'inclure également la réalisation d'une maison de jeunes et une bibliothèque, afin d'offrir à nos jeunes l'idoine cadre d'épanouissement culturel. Pour ce qui est de la faisabilité de la chose, l'espace s'y prête, notamment après la démolition intervenue juste au lendemain du relogement des 840 familles de la cité Les Palmiers et l'évacuation des 616 familles de la cité de Boumaâza qui avaient libéré un capital foncier d'une capacité de huit hectares, à l'issue de la 16e opération de relogement qu'avait effectuée la wilaya d'Alger", a tenu à ajouter notre interlocuteur. Une chance inouïe !C'est dire que pendant que l'essor social de certains municipalités de la capitale se heurte à la rareté du foncier, Bachdjerrah, quant à elle, à de l'espace en veux-tu, en-voilà : "Mieux, la surface du cadastre s'en ira crescendo d'ici la fin du mois d'octobre, avec l'éradication d'un lot d'environ 300 baraques érigées au c?ur des cinq hectares de la forêt des Palmiers, sise au-dessus du tunnel autoroutier de l'Oued-Ouachaïah" a conclu notre interlocuteur.Louhal N.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Louhal Nourreddine
Source : www.liberte-algerie.com