Mesures n Pour le moment le gouvernement ne détient pas de recette miracle pour baisser immédiatement le prix du poulet qui ne cesse de grimper sur le marché national.
Le kilogramme de viande de poulet est cédé actuellement à près de 400 DA dans la plupart des marchés d'Alger-centre et environs, contre 250 DA il y a un peu plus d'un mois. Comment en sommes-nous arrivés là ' Les prix des aliments pour volaille, composés essentiellement de maïs et de soja, ont augmenté sensiblement sur le marché international, contraignant les éleveurs à revoir à la hausse les prix de leur production.
Cette situation risque de perdurer dès lors que la flambée des prix des aliments pour volaille sur les marchés mondiaux, persistera jusqu'au mois de mars 2013, selon les spécialistes. Pour l'heure, le gouvernement s'est engagé et a pris toutes les mesures nécessaires pour atténuer et alléger les effets de cette crise internationale. Parmi ces engagements qui vont entrer en vigueur en septembre 2012, il y a la suppression de la TVA pour les éleveurs et les droits de douanes pour les importateurs après plusieurs concertations avec les professionnels du secteur. Et ce n'est pas tout. L'autre mesure a trait à l'éligibilité des acteurs de la filière aux différents dispositifs de crédits bancaires à taux d'intérêt zéro, à savoir R'fig, Ettahadi et le crédit fédératif.
Ces décisions visent à sauvegarder la filière et lancer le processus de sa structuration et de sa modernisation. A la lumière de ces engagements des pouvoirs publics peut-on s'attendre à un impact direct et immédiat sur les prix du marché ' Dans l'immédiat non. Il n' y a pas d'effet immédiat sur le produit final, a répondu, jeudi à InfoSoir, Rachid Benaïssa, lors d'une réunion qu'il a présidée au siège du ministère. Il faut que la machine se mette en marche. Les effets de ces mesures auront graduellement un impact cascade sur les prix. Cela ne suffit pas, il faut également un engagement collectif des professionnels qui doivent faire des efforts pour améliorer les techniques d'élevage en luttant contre le gaspillage, se constituer en groupement et ce, pour améliorer la productivité et moderniser la filière. L'autre problématique à résoudre est de rationaliser l'utilisation de l'aliment du bétail pour faire baisser les coûts de production de la volaille. Le coût de production d'un kilo de viande de poulet se situe autour de 150 DA et parfois plus, contre l'équivalent de quelque 120 DA en Tunisie et au Maroc. 80% des éleveurs algériens ne maîtrisent pas les techniques d'alimentation et utilisent en moyenne 3 kilogrammes d'aliments pour produire 1 kg de viande de poulet. «Il faut mettre fin au gaspillage», a insisté le ministre. Ces décisions gouvernementales permettent, selon le ministre, d'alléger l'effet de l'augmentation du coût de production en les stabilisant dans un premier temps, «avant de les pousser progressivement à la baisse». Pour sa part, le Dr Bensemmane de la fondation Filaha, a estimé que la filière avicole est très complexe du fait que 80 % de l'aliment de volaille est importé».
Samia Lounes
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Samia Lounes
Source : www.infosoir.com