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Avec juste 13 forages pour 10 000 km2 Le domaine minier est largement sous-exploré



Avec juste 13 forages pour 10 000 km2                                    Le domaine minier est largement sous-exploré
Pour le représentant d'Alnaft, les couches profondes ne sont pas encore explorées.
Le domaine minier algérien est largement sous-exploré. C'est le constat déjà connu et confirmé par Khelil Ouahmed, membre du comité de direction d'Alnaft, au cours du forum 'Algeria Future Energy", qui s'est déroulé cette semaine à l'hôtel Hilton d'Alger. Lors d'une communication qu'il a présentée sur le potentiel de l'amont pétrolier et gazier en Algérie, Khelil Ouahmed relèvera le faible taux d'exploration des hydrocarbures en Algérie.
Ce taux avoisine 13 forages pour 10 000 km2, contre une moyenne mondiale de 105 forages pour la même superficie. À la fin 2011, 775 873 km2 ont été opérés sur un total de 1,5 million de km2 constituant le domaine minier national. Le représentant de l'Alnaft souligne que le taux de couverture a évolué de 52% en 2011, alors que l'évolution a été de 43% en 2008. Khelil Ouahmed indique que les couches profondes ne sont pas encore explorées. En chiffres, l'orateur indique que durant l'année 2011, 20 découvertes en été enregistrées. En 2010, le nombre était de 29 découvertes, alors qu'il était de 16 découvertes pour les années 2009 et 2008.
Continuant cet exercice chiffré, Khelil Ouahmed précise que, durant l'année 2011, 237 puits ont été forés, dont 56 en exploitation et 80 en exploration. L'Alnaft a approuvé 44 plans de développement durant cette même année. 38 d'entre eux sont des plans révisés. Ces plans de développement ont été présentés par des compagnies étrangères ayant réalisé des découvertes d'hydrocarbures en Algérie en vue d'entamer les phases de réalisation et d'exploitation. Il précisera que ces plans de développement font office de permis d'exploitation, ajoutant que, pour mieux évaluer les coûts de ces plans de développement, Alnaft se prépare à lancer un référentiel des coûts dans l'amont pétrolier et un audit de contrôle des coûts, selon lui. Par ailleurs, l'Alnaft a également étudié et autorisé 10 demandes de prospection qui concernent entre autres Béjaïa (offshore), Aïn Beïda et Saïda. Il ajoute que 63 entreprises étrangères sont préqualifiées en Algérie. Tous ces chiffres renseignent sur la faiblesse de l'exploration, note le même responsable dans son intervention, et ajoute que des études sont menées dans des zones vierges pour évaluer leur potentiel. C'est le cas de la région de Noureddine Aït Laoussine, ancien ministre de l'Energie : 'Le processus de décision est lent." à Béchar, des études pour l'exploitation de charbon sont en cours. Concernant les hydrocarbures non conventionnels, le membre du comité de direction d'Alnaft indique que les premières études sont en cours, précisant qu'elles prennent en compte les aspects environnementaux. Dans ce cadre, il relèvera que la procédure prévoit l'établissement d'un compte séquestre qui permet de remettre en place le gisement après exploitation. Khelil Ouahmed a expliqué par ailleurs aux participants à ce forum les nouvelles dispositions de la prochaine loi sur les hydrocarbures, prévoyant des incitations aux entreprises acceptant d'investir dans les petits gisements. Le dialogue lancé avec les sociétés étrangères, suite aux trois appels d'offres lancés par l'Alnaft, a permis, selon lui, de faire une revue de la situation, ce qui permet de proposer des solutions pour lever les entraves au partenariat. Le débat qui a suivi la communication de Khelil Ouahmed a permis de confirmer le constat par l'ancien ministre de l'Energie, Noureddine Aït Laoussine, qui explique qu'il n'y a pas que la fiscalité qui entrave le processus. Selon lui, il y a un problème dans le processus de décision de Sonatrach et l'Alnaft. Sinon comment expliquer le très long délai passé entre la découverte et la mise en exploitation de nombre de champs.
S. S.
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