Assurément , il ne suffit plus de dénoncer les incidents et les graves
dépassements qui avilissent sérieusement le visage d'un sport qu'on dit roi .
Tous les médias ont fait état des récents incidents ayant marqués la
compétition nationale. Cette fois , les frontières de l'intolérable ont été
franchies. Faut-il qu'il y ait mort d'homme pour que les structures concernées
réagissent avec la plus grande vigueur ? A ce rythme où réside le football
national , si cette situation venait à persister, il serait tout simplement un
patient en sursis. Est-il normal qu'une équipe soit prise à partie dès son
arrivée au stade par ceux qui sont censés la protéger ? Faut-il oublier les
intimidations dont sont victimes les arbitres ? Comment de tels déchaînements
sont-ils possibles? D'abord , le mauvais classement des clubs locaux demeure le
paramètre numéro un, car il conditionne le comportement des supporters. Ensuite
, la responsabilité des dirigeants est entièrement engagée à cause de leurs
déclarations tapageuses. Pour eux, «c'est vaincre ou mourir ! » Comment les
fans seraient-ils prêts à tout pour que leur équipe gagne , même de la façon la
plus illégale qui soit ? En conséquence , toutes les structures du football
sont interpellées pour prendre en extrême urgence, les mesures adéquates. La
FAF doit procéder au changement des règlements, et plus particulièrement ceux
du code disciplinaire. Car la sanction du huis clos, au regard de la gravité des
incidents, est devenue caduque, et on dira même qu'elle «arrange» les fauteurs
de troubles. La logique voudrait que tout club fautif soit rétrogradé d'office
en division inférieure, et même de deux paliers s'il est déjà relégué
sportivement. Les sociologues ont évoqué les maux de société qui seraient à
l'origine du comportement dévastateur des supporters. Ceci ne nous empêche pas
de citer l'exemple anglais. En Angleterre, en effet, le fléau des
holligans a été réglé par des mesures appropriées collectives et individuelles.
Qui empêche les structures de notre football de suivre cet exemple même si les
moyens ne sont pas encore réunis ? Il y a un début à tout et il est
indispensable de frapper fort, dès maintenant, avant que le mal ne prenne plus
d'ampleur. Parallèlement , il faudrait entamer des campagnes de sensibilisation
et convaincre les supporters que leurs débordements nuisent d'abord et surtout
à leur club favori. Dans les pays européens, les véritables supporters ont un
comportement civilisé et admettent les revers de leur équipe. Qu'ont-ils de
plus que les fans algériens ? Plus d'intelligence ? Plus de sagesse ? Plus
d'objectivité ? Sans doute un panel de toutes ces vertus. Mais rien n'est
définitif, il faudrait bien s'atteler à cet immense chantier de la violence, si
l'on veut sauver le football en particulier et le sport en général.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : AdjalL
Source : www.lequotidien-oran.com