Il n'existe aucune loi obligeant les députés de la nation à se doter d'une permanence dans leurs wilayas respectives, permanence au sein de laquelle ils sont appelés à assurer une présence régulière, suivant la logique d'une proximité avec la communauté qui les a propulsés par la voix des urnes à l'APN.
«Il n'y a pas de dispositions légales dans ce domaine», a affirmé hier Me Fatma Zohra Benbraham, avocate de renom. Elle poursuit en affirmant que seule l'éthique politique oblige les députés à conserver une certaine proximité avec les populations des wilayas dont ils sont issus et qu'ils représentent à l'Assemblée nationale.
Elle n'omet pas de souligner le comportement regrettable du député qui, une fois à l'hémicycle Zighout-Youcef, «se détache» complètement de sa communauté et s'empresse de déménager en famille pour occuper son nouveau logement à Alger. Le rôle du député de la nation, ajoute notre interlocutrice, est similaire à «une courroie de transmission se situant entre les revendications sociales et la volonté politique».
Rares sont les députés qui font leur une telle mission et beaucoup s'écartent des doléances de la société, sans pour autant encourir la moindre sanction prévue par la réglementation. «C'est là un vide juridique parmi tant d'autres manquant dans la nouvelle loi électorale», déplore notre interlocutrice, concluant que la nouvelle loi électorale «a été élaborée dans la précipitation pour préparer les élections».
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : K Aoudia
Source : www.letempsdz.com