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Au service de l'Etat



Au service de l'Etat
Fin diplomate, orateur accompli et polyglotte, il a une phénoménale force de travail... L'ancien ministre de la Justice, garde des Sceaux maîtrise parfaitement ses dossiers. Il est l'un des rares, si ce n'est le seul, à pouvoir faire face aux situations complexes, d'où sa qualification d'homme des situations difficiles.«Je suis au service de l'Etat. Si j'ai à choisir entre l'Etat et le parti je choisirai l'Etat.» L'énoncé est de Ahmed Ouyahia citant le défunt patriote Amirat qui avait dit: «S'il fallait choisir entre l'Algérie et la démocratie, je choisirais l'Algérie». Ouyahia a également dit: «Je suis un enfant de l'Etat algérien» et «l'autorité de l'Etat doit être préservée, protégée...» Ce sont là autant de phrases qui décrivent à merveille le nouvel homme fort du gouvernement. A peine nommé au poste de Premier ministre, les observateurs n'ont pas tardé à qualifier cette nomination de judicieuse surtout que le choix du président porte effectivement sur un homme d'Etat, connu pour être l'homme des dossiers et surtout des situations difficiles. A son actif, entre autres chantiers, la gestion de l'économie, la lutte contre la corruption et la régulation du secteur bancaire sont autant de tâches difficiles qu'il a eues à gérer avec tact. Cartésien et très pointilleux dans son travail, il a su à chaque fois convaincre ses interlocuteurs, voire dissuader ses détracteurs. L'on estime par ailleurs que son retour aux affaires, décidé par le chef de l'Etat lui-même, est d'autant plus opportun que le contexte économique et social particulier que connaît présentement le pays, aggravé par une chute sensible du prix de l'or noir, exige une vision avertie pour décider des grands choix stratégiques devant arrimer l'Algérie à des rives plus sereines. Gageons donc que le nouveau locataire du Palais du gouvernement donnera la priorité au front économique. Ses positions fermes sur la défense de l'économie nationale plaident d'ailleurs en sa faveur et traduisent parfaitement que l'intérêt du pays est son seul souci. Rappelons-nous l'épisode 2009 lorsque le forcing des diplomaties étrangères sur la loi de finances complémentaire battait son plein. Ahmed Ouyahia a su tenir bon.C'est la neuvième fois que Ouyahia va occuper ce poste depuis 1995 et un tel poste se mérite par des critères bien précis, entre autres la compétence et la compétence ça le connaît! N'est-ce pas qu'il est qualifié pour être l'homme des dossiers' Ouyahia aura, assurément, à mener à bon port les projets d'investissement, notamment ceux relatifs à l'industrie automobile naissante. Il est à ce titre l'homme du moment. N'est-ce pas lui qui a, à l'aube de 2010, été l'artisan du rapprochement entre les entreprises algériennes et française alors qu'il avait pour vis-à-vis l'ancien Premier ministre français Jean-Pierre Raffarin' Parmi les autres étapes clés à l'actif de cet énarque au long parcours politique citons celles de la diplomatie. Fin négociateur et doué d'un sens du message inné il a su désamorcer avec tact bien des crises sur le continent africain. Lorsque éclate au Niger et au Mali la rébellion touarègue. Le mouvement Azawad commence à faire parler de lui. Ahmed Ouyahia est dépêché sur place comme ambassadeur et médiateur, chargé de trouver une sortie de crise. Il est rappelé à Alger une fois le «Pacte national de Bamako» signé. Plus tard il aura souvent été médiateur au nom du président de l'OUA dans le règlement du conflit Ethiopie-Erythrée 1999-2000.
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