Situation - Encore, et pour la seconde fois après le match face à la JSK, les représentants de la presse nationale ont souffert le martyre au stade du 20-Août d'Alger.Lors du derby algérois CRB - USMH, les journalistes ont éprouvé toutes les peines du monde pour accomplir comme il se doit leur mission, notamment en fin du match, où ils devaient recueillir les impressions des différents acteurs.
Les policiers, présents sur place, ont fermé la porte aux journalistes, et rendu leur tâche des plus ardues. Un comportement qui a mis ces derniers dans tous leurs états, d'autant que cela se reproduit pour la énième fois. Pis encore, une grande anarchie régnait dans la tribune officielle, des intrus s'y étant introduits obligeant ainsi plusieurs journalistes à suivre la partie debout.
Pour rappel, la direction du Chabab a formulé une demande pour gérer elle-même tout ce qui a trait à l'organisation, mais comme ce souhait reste toujours sans réponse, les policiers, heureusement pas tous, le font comme bon leur semble. Joint par nos soins, le président du comité de supporters du CRB, Mohamed Benmançour, n'y est pas allé avec le dos de la cuillère pour dire que c'est aux policiers, et même aux agents de l'APC de Belouizdad qu'incombe la responsabilité de toute cette débandade. «Nous avons formulé plusieurs demandes pour que notre comité gère les tribunes, mais aucune suite n'a encore été donnée. Nous ne sommes pas des intrus et nous avons déjà de l'expérience dans ce domaine, mais je ne comprends toujours pas les raisons de ce refus, alors que tout le monde constate ce qui se passe.
La présence de personnes sans invitation à la tribune officielle n'incombe pas au comité de supporters, mais aux policiers et aux agents de l'APC. Je dirai aussi à ceux qui ont insulté Réda Malek à la suite de l'intrusion de plusieurs Harrachis dans cette tribune, que ce dernier n'y est pour rien. Ce n'est pas à lui de contrôler l'accès. Si ces supporters ont quelque chose à nous dire, ils connaissent l'adresse de notre siège, au Stade Saâda, et ils peuvent venir à n'importe quel moment», précisera notre interlocuteur. C'est dire que des mesures strictes doivent être prises dans ce sens, d'autant que les choses vont de mal en pis et que ce problème, souvent soulevé, n'a toujours pas trouvé de solution.
La situation
L'accès difficile à la 2e tribune
Pour les supporters, la situation a été encore plus pénible que celle des journalistes. Ce qu'on peut remarquer, à chaque rencontre, c'est que l'accès à la deuxième tribune devient de plus en plus difficile en raison d'un dispositif sécuritaire défaillant. Cela a encore été flagrant, vendredi, lors du derby algérois. Les agents, en faction devant la porte d'accès à cette tribune, ont laissé les supporters attendre sous un soleil de plomb, pendant presque deux heures. Cela, alors que ces fans avaient les tickets d'accès en main, ce qui peut, on ne peut plus, inciter à la violence. C'est pour cette raison, d'ailleurs, que cette tribune était, à cette occasion, à moitié vide, étant donné que plusieurs supporters ont préféré rebrousser chemin et rentrer chez eux.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : M B
Source : www.infosoir.com