
Depuis quelque temps, Omar Ghrib est devenu l'homme le plus contesté et détesté par toute la galerie mouloudéenne.La crise s'installe entre le premier responsable des Vert et Rouge et les supporters du Doyen. Le peuple du Mouloudia, mécontent des résultats et surtout des déclarations étranges de Ghrib, déserte de plus en plus les gradins du temple olympique d'Alger. Au lendemain d'un match nul à domicile face à la JS Kabylie, les ultras des Vert et Rouge ont accusé ouvertement le président parachuté, d'avoir arrangé l'issue de certains matchs. Ces mêmes supporters dénoncent «une mauvaise gestion» du club et font endosser la responsabilité à Omar Ghrib. Un club où la clarté et la transparence font défaut. D'un simple appariteur en 2007 au niveau du siège du MCA, sis à Chéraga, Ghrib, qui n'a aucune connaissance dans la gestion footballistique où managériale, devient en un laps de temps, président du plus populaire club d'Algérie. Comment les pouvoirs publics ont-ils osé placer pareil personnage au sommet de la pyramide d'un club dont la base populaire est si importante' Comment le MJS, qui s'ingère dans toutes les affaires du sport, ferme l'œil devant un tel profil, devenu une «icène» pour les adolescents des quartiers populaires '! Comment un type limité intellectuellement arrive à gérer plus de 80 milliards annuellement, alors que les lois de la République sont claires à ce sujet ' Beaucoup d'interrogations qui demeurent sans réponses.«Complicité ou faiblesse des anciens '»De l'avis de nombre de Mouloudéens, Omar Ghrib est en train de noircir l'histoire du MCA. Les Mouloudéens ne reconnaissent pas leur club doyen, ses titres et la formation des hommes, lesquels ont laissé place aux combines et autres scandales. En réalité, ce n'est nullement la faute à Omar Ghrib d'œuvrer dans ce sens. La responsabilité incombe malheureusement aux anciens (dirigeants et joueurs), absents pour certains et complices pour d'autres. Et pourtant, ces anciens joueurs et dirigeants ont fait partie de la vieille garde du Mouloudia d'Alger incarnée par les Bouchouchi, Drif, Balamane et Djouad. Apparemment, les «élèves» n'ont rien appris dans cette histoire perdant, eux aussi, toute crédibilité aux yeux des supporters. L'histoire retiendra leur complicité et surtout leur faiblesse devant un foudre nommé Omar Ghrib.«La responsabilité du MJS»L'actuel ministre de la Jeunesse et des Sports, El-Hadi Ould Ali devrait, pour sa part, s'engager à réanimer le football algérien à travers une nouvelle législation qui encadre et protège la fonction de dirigeant, en ne tenant compte d'aucune pression d'où qu'elle vienne. Car, faut-il en convenir, il s'agit de l'avenir de la jeunesse. Omar Ghrib n'est pas un cas isolé, plusieurs clubs de notre championnat local ont profané l'esprit du sport et sont indignes de la grandeur de la mission qui leur a été confiée. El-Hadi Ould Ali sera-t-il en mesure d'accomplir cette opération de salubrité publique '
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A Andaloussi
Source : www.lesoirdalgerie.com