Alger - A la une

AU DERNIER JOUR DE CAMPAGNE



Programmé à 10h, le dernier meeting tenu hier à la salle omnisports de Staouéli par le président du Front de l'Algérie nouvelle (FAN), Ahmed Benabdessalam, a été retardé d'une heure et demie environ. Il a fallu attendre ses «fans» ramenés par bus des wilayas environnantes. Pas si nombreux en tout cas.
Lyas Hallas - Alger (Le Soir) - Quelque 200 ou 300 personnes dont des gamins qui ne sont pas en âge de voter. Les organisateurs ont dû retirer des chaises de la salle et rassembler les présents pour permettre au caméraman de la télévision de prendre de bons plans et donner l'impression d'une foule nombreuse. Bref, Ahmed Benabdessalam a tenu des meetings dans 43 wilayas durant les 21 jours de campagne électorale. La capitale était sa dernière station. Or, il a choisi Staouéli pour clôturer ce cycle de meetings et ce, avance-t-il d'emblée, pour la «symbolique» de cette station balnéaire : «Les Français ont débarqué à Sidi Fredj, non loin de là. Et nous avons choisi Staouéli justement pour dire aux prédateurs, aux conspirateurs et aux traîtres que l'Algérie est à nous.» Aussitôt, il a appelé au changement : «Nous avons parcouru 7 000 km par route durant cette campagne et nous avons conclu que le peuple algérien est grand et son gouvernement est faible, que notre pays est riche mais son peuple est pauvre. Il est temps de tout changer.» Et de s'attaquer à Amar Ghoul, ministre des Travaux publics et candidat à la députation à la tête de la liste de l'Alliance verte à Alger : «Il a mis sur son affiche de campagne une image de l'autoroute. Mais nous devons lui dire que l'autoroute n'est toujours pas construite, que la partie achevée n'a pas dépassé Constantine à l'est. Nous devons lui dire aussi que ce projet d'autoroute a englouti la somme astronomique de 14 milliards de dollars américains, soit trois fois son coût réel qui est de 4,5 milliards et que nous sommes en droit de nous demander où sont partis ces milliards qui suffisent pour construire deux autres autoroutes '» Outre ce coup asséné à un concurrent, le président du FAN a surenchéri : «Le pouvoir doit prendre ses responsabilités et organiser des élections libres et transparentes. Il doit respecter la volonté du peuple. Gare à la distribution de quotas !» Il conclut : «Je m'adresse aux partis nationalistes pour leur dire que nous voulons collaborer avec eux pour réussir des réformes politiques profondes. Je m'adresse par ailleurs à ceux qui ont commercé avec les listes électorales pour leur dire que le Parlement n'est pas un souk.»


Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)