
Le jeune bédéiste de Chlef et médecin de profession, Attif Naas-Araba, vient de créer sa première série de bande dessinée dans un album de 120 pages intitulé Le Lézard.C'est le couronnement d'un parcours réussi dans le neuvième art à travers ses participations successives au Festival international de la bande dessinée d'Alger. Il avait déjà décroché, en 2009, le troisième prix du concours national de jeunes talents, organisé à l'occasion de la deuxième édition du Festival international de la bande dessinée à Alger.Ce début prometteur allait motiver encore plus ce jeune talent, qui s'illustra chemin faisant en se distinguant notamment par son degré de créativité et par la qualité de ses ?uvres. Interrogé après le Festival international de la bande dessinée qui s'est tenu récemment à Alger, Attif Naas-Araba revient sur son nouvel album, Le Lézard. «Je n'ai pas eu le temps auparavant de faire un album complet de bande dessinée car je travaille à plein temps en tant que médecin généraliste de santé publique dans la polyclinique d'Ouled Mareuf, à 70 km de Médéa.Mais j'ai pu par la suite avoir un peu de temps libre pour faire cette bande dessinée, dont l'histoire se passe dans une Algérie à la fois traditionnelle et contemporaine. Je raconte l'aventure d'une fille du dey et d'une compagnie d'amis qui essayent d'empêcher le dey d'ouvrir la porte du démon Lézard, en y ajoutant un certain humour à l'algérienne. Ma femme m'a aidé à écrire le scénario.Je prépare une suite inch'Allah», explique-t-il. En parallèle, il aime faire partager sa passion pour la sensibilisation contre le sida et les associations caritatives. «Chaque année, je participe à l'action contre le sida pour la radio Chaîne 3, j'ai aussi illustré un livre pour enfants au profit de l'association Irchad wel islah de Blida sans compter d'autres ?uvres dans le sillage de mes activités artistiques».Très tôt, il se lance dans la bande dessinée, alors qu'il est encore étudiant à l'université de Blida, où il a fait ses études de médecine. «J'ai beaucoup dessiné grâce à des gens que j'ai rencontrés sur internet et qui m'ont beaucoup aidé à m'améliorer. J'ai rencontré aussi deux éditeurs de magazine (Salim Brahimi et Kamel Bahlouli), qui m'ont permis de publier des bandes dessinées sur leur magazine Laabstore (édition Z-Link), ce qui m'a vraiment aidé à me lancer dans cette voie, surtout avec l'avènement du Festival international de la bande dessinée à Alger, où j'ai eu le 3e prix du concours de jeunes talents en 2009», conclut Attif sur une note optimiste.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Ahmed Yechkour
Source : www.elwatan.com