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Attention à la bureaucratie ! Edito : les autres articles



Attention à la bureaucratie !                                    Edito : les autres articles
Bonne nouvelle, en principe, pour les malades algériens connaissant des problèmes cardiovasculaires, neurologiques ou oncologiques. Les médicaments destinés au traitement de ces pathologies vont être produits en Algérie d'ici 30 à 36 mois. Un accord en ce sens a été signé, hier à Alger, entre Abdelmadjid Kerrar, patron du groupe Biopharm, et Tarek Rabah, vice-président de la société anglo-suédoise AstraZeneca, leader mondial dans ce domaine.
Les retombées positives d'un tel accord seront incontestables. Les patients algériens pourront enfin trouver sans problème ces produits sensibles et de haute technologie sur le marché. En outre, il permettra d'alléger la facture d'importation des médicaments qui s'élève à deux milliards et demi, une facture parmi les plus élevées au monde et qui grève lourdement les équilibres budgétaires.
Il ne faut cependant pas pavoiser, car de très nombreux investisseurs ont effectué, la plupart du temps, le parcours du combattant pour réaliser leurs projets. Quand ils arrivent à les concrétiser.
Car la bureaucratie algérienne est une hydre à têtes multiples. Elle ne sort souvent de sa léthargie et de son immobilisme légendaire que grâce à la «tchipa». Ce développement de notre journal, par exemple, a été bloqué durant plusieurs années à cause d'un simple permis de construire. Car même des considérations politiques deviennent un facteur de blocage dans un pays qui fonctionne énormément par l'allégeance et non selon les critères économiques stricts. On sait ce que subit depuis une quinzaine d'années le projet du danois Novo Nordisk pour la construction d'une usine d'insuline. Les diabétiques attendent toujours et meurent en silence.
En outre, les investisseurs auront à faire face à un ennemi de taille : les importateurs de médicaments. Ces derniers ont créé, pour la plupart, des situations de monopole et ont noué des complicités pour empêcher le développement d'une industrie pharmaceutique pour ne pas perdre cette mine d'or que constitue l'importation. Dans ce pays, en effet, les gens ont perdu toute conscience et leurs scrupules au point que seuls leurs intérêts comptent, même s'ils doivent se faire au détriment de la santé de la population. C'est pourquoi il faut reconnaître que ces investisseurs font preuve d'audace et, pour cela, ils méritent le respect.
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