Le tribunal pénal prés la cour d'Alger a relaxé lundi l'accusé Abdelhadi Ben Debka poursuivi pour les chefs d'accusation d'attentat contre la base navale de l'amirauté d'Alger en 1992 et l'assassinat d'un commissaire de police, son épouse et deux éléments de son escorte en 1993 au quartier de Notre Dame d'Afrique à Alger.
Le prévenu a également été relaxé des accusations de formation d'un groupe armé pour orchestrer une rébellion et s'emparer des armes au siège de l'amirauté.
Les faits remontent, selon l'acte d'accusation à 1992 lorsque 36 individus appartenant au Front islamique du salut (FIS) dissous ont été appréhendés pour des attentats dans divers endroits d'Alger, atteinte à la sécurité de l'Etat et à l'unité nationale, possession d'explosifs et planification pour un mouvement de rébellion en vue d'une attaque contre le siège de l'amirauté d'Alger.
Les prévenus qui ont été jugés ont purgé leur peine à l'exception de Ben Debka Abdelhadi qui se trouvait en dehors du territoire national. 6 des co-accusés ont été convoqués comme témoins.
Le président du tribunal pénal, Mohamed Rekad a entendu l'accusé Abdelhadi Ben Debka qui a affirmé qu'il était en Italie lors de cet attentat et qu'il n'était revenu en Algérie qu'en 1998.
Niant en bloc les accusations retenues contre lui, Ben Debka a reconnu toutefois que ses quatre frères (Abderrahmane, Ahmed, Toufik et Yacine) appartenaient à des groupes terroristes.
Par ailleurs, cinq témoins parmi le groupe qui a commandité l'attentat contre l'amirauté ont affirmé ne pas connaître Abdelhadi Ben Debka.
Le sixième témoin, coordinateur du groupe terroriste a précisé que la personne qui commandait le groupe à cette époque était le terroriste Abderrahmane Ben Debka et non pas Abdelhadi.
Il a affirmé que les deux responsables de l'assassinat du commissaire de police, son épouse et deux éléments de son escorte en 1993 au quartier Notre dame d'Afrique étaient Ahmed et Toufik Ben Debka.
Lors de son réquisitoire, le procureur général a fait référence au témoignage e Hamiche Larbi, ancien agent du service du renseignement qui a affirmé alors que ABdelhadi Ben Debka lui avait soutiré, sous la menace, des informations sur les services de sécurité notamment des listes de commissaires de police d'Alger, des imams des Zaouïas et des militaires exerçant à l'étranger. Le procureur général a requis la perpétuité contre Abdelhadi Ben Debka.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Le Temps d'Algérie
Source : www.letempsdz.com