
L'ancien P-DG de Sonatrach, Abdelmadjid Attar, estime que les travaux de la réunion de l'Opep de ce mercredi à Vienne seront sanctionnés par un accord certain. L'ancien ministre des Ressources en eau pense qu'un consensus pour une réduction de la production sera, à coup sûr, dégagé.Pour lui, les pays producteurs, membres de l'Opep, "ne peuvent pas revenir en arrière après ce qu'ils ont conclu à Alger". Un accord pour un tel objectif est, selon lui, inéluctable. Le contenu de ce protocole, en revanche, n'est pas encore connu, souligne M. Attar. Reprenant les déclarations du ministre de l'Energie, Noureddine Boutarfa, l'ex-patron de Sonatrach, parle d'un "schéma de base" qui fera l'objet de négociations entre les membres.En référence à l'accord d'Alger, les discussions, lors de la rencontre de Vienne, porteront sur une production Opep se situant entre 32,5 et 33, millions de barils/jour, soit une baisse de 500 000 barils/jour. Abdelmadjid Attar évoque, toutefois, une sérieuse contrainte, à savoir la position de l'Iran et de l'Irak qui demeure inconnue, jusque-là.Car, explique-t-il, ces deux pays refusent de parler de réduction et préfèrent un gel d'un certain niveau de la production. Les pays producteurs sont obligés de réduire leur production d'autant plus que sur le marché, l'on enregistre un surplus de près de 1,5 million de barils/jour et les stocks sont au maximum aux Etats-Unis. Les pays producteurs sont "dos au mur", ce qui les oblige à faire des concessions pour conclure un accord, relève Abdelmadjid Attar, invité hier par la radio Chaîne III. Si l'accord aboutit, les prix du brut pourraient remonter pour se situer entre 50 et 60 dollars le baril. Dans le cas contraire, ils sont susceptibles, à nouveau, de chuter en dessous de la barre des 40 dollars, affirme M. Attar.L'ancien ministre avoue que ce sont les pays du Golfe, notamment l'Arabie saoudite, qui sont responsables de la surproduction sur le marché. Ils doivent, par conséquent, baisser davantage leur production pour stabiliser le prix entre 50 et 60 dollars le baril. Et, d'après M. Attar, une "baisse de 500 000 barils ne servira pas à grand-chose". Pour que les prix connaissent une hausse entre 50 et 60 dollars, il faut que la production soit réduite, précise-t-il, de plus de 700 000 barils. Cela nécessite également l'adhésion à ce principe des pays hors Opep, tels que la Russie, le Mexique, le Kazakhstan, l'Angola... Interrogé sur une éventuelle baisse des ressources énergétiques en Algérie, l'ex-P-DG de Sonatrach indique que l'Algérie recèle au moins "3 500 milliards de mètres cubes de gaz naturel entre réserves prouvées, probables et possibles. Pour le pétrole, il y aurait 1,7 milliard de tonnes de pétrole liquide".B. K.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Badreddine KHRIS
Source : www.liberte-algerie.com